DRAMA Mania

Ceci s’adresse aux adorateurs de dramas, aux curieux, mais aussi aux parents possesseurs d’une ou plusieurs grandes adolescentes. (Oui car le sujet dont je vais vous parler touche surtout les filles – bien que certains mâles y succombent également !)

À ce bel âge, nos petites bestioles deviennent difficiles à cerner et on ne peut malheureusement plus « contrôler » leurs goûts et couleurs. Les ados nous échappent et leurs choix nous semblent souvent confus, irrationnels.

« Mais comment peut-il(elle) écouter ceci ? » , « Mais que dit-il(elle), je ne comprends rien …? » , « Il(elle) regarde des choses étranges sur l’ordinateur ! » , « Qu’est-ce que c’est que cet engouement encore ???! » Voici quelques phrases que m’ont rapporté plusieurs jeunes filles qui n’en pouvaient plus d’expliquer à leurs parents qu’elles n’étaient pas si bizarres que ça.

Le drama une tendance qui nous vient de Corée du Sud, du Japon, ou encore de Taiwan ou de Chine. Mais aujourd’hui, je vais me concentrer sur le drama Coréen dont je suis une fanatique absolue.

Si j’ai choisi de rapprocher « drama » et « ados », c’est tout simplement parce que dans notre pays, les médias ont encore tendance à les associer bien que ce soit une erreur.

Bon… Je vous explique tout ça ?
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Qu’est-ce qu’un k-drama?
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Un k-drama est le terme communément utilisé pour désigner une série télévisée (soit drama) sud-coréenne (la lettre k se référant bien sur à Korean). Ces séries, d’une durée moyenne d’1 heure, se divisent essentiellement en deux grands genres principaux .
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  • Les dramas romantiques dont la trame repose toujours sur un triangle voir un carré amoureux. Ils sont principalement composées de 16 ou 20 épisodes (le maximum étant généralement de 25 épisodes).
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Qu’ils soient basés sur une comédie romantique, ou abordant des thèmes plus dramatiques tels que la maladies incurables, accidents, brusque décès de proches, etc., ces dramas ont pour caractéristique de s’apparenter la plupart du temps à des contes de fée en mélangeant situations réelles et abstraites. En effet, les personnages évoluent de manière concrète dans des scènes de la vie de tous les jours  et éprouvent des sentiments on ne peut plus humains auxquels peut s’identifier n’importe quel téléspectateur. Mais le scénario est toujours accès sur une vision du monde très utopique, ce qui bien souvent lui confère un caractère niais et innocent. Sans parler des nombreuses invraisemblances qui jalonnent le scénario!

Ces fictions à l’eau de rose, généralement suivies par la gente féminine, ont pour but d’occulter un quotidien morose ou de combler un vide existentiel, d’où leur succès retentissant. Pourtant, souvent similaires, ils tournent toujours autour des mêmes thèmes : confrontation entre deux milieux sociaux opposés (le héros est souvent le riche l’héritier d’un chaebol et tombe amoureux d’une fille ordinaire), relations conjugales, héritage, amours impossibles, séparations, conflits familiaux…
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En bref, quiproquos et situations rocambolesques sont les maitres mots du drama romantique coréen.

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  • Les dramas historiques (aussi connus sous l’appellation de sageuk ou dedaeha drama) relatant de manière romancée des événements réels de l’histoire coréenne ou des biographies de personnages historiques connus.  D’un minimum d’une vingtaine d’épisodes – The Legend (24 épisodes), Iljimae (20 épisodes) ou Hong Gil Dong (24 épisodes), ils peuvent aussi parfois allègrement dépasser les 60 épisodes – Queen Seon Duk (62 épisodes); voire presque atteindre les 100 épisodes – Jumong (81 épisodes). On parlera alors de feuilletons ou de sagas, plus que de séries.

Contribuant à alimenter la fierté du patrimoine coréen et à nourrir la mémoire collective, ces grandes sagas historiques se référant à une époque où il n’existait qu’une seule et unique Corée, connaissent des scores d’audiences très importants et sont aussi bien appréciées par les hommes que les femmes.

Elles ont donc en général la particularité de bénéficier d’une qualité de production excellente, ainsi que de trames narratives complexes et intelligentes mêlant histoires familiales, romance, amitié, commerce, guerres et stratégies politiques. Les décors et les costumes d’époques mis en scènes sont élaborés avec soin, et le spectacle est assuré au travers d’effets spéciaux et de combats à l’épée où les personnages font preuve d’un certain savoir-faire martial.
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Mais quelque soit le registre dans lequel il se situe, l’une des règles fondamentale du k-drama est de toucher la corde sensible du téléspectateur. Plus que l’action, le drama coréen met avant tout l’accent sur la beauté et la force des sentiments et a parfois un gout prononcé pour les scènes lacrymales.
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L’émergence du K-drama
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Contrairement à ces homologues japonais (ou j-drama), les k-dramas ne se contentent pas de limiter l’exportation de leurs produits à l’Asie du sud-est, mais visent un niveau mondial et ce depuis la fin des années 90. On parle de Hallyu (한류, 韓流) ou « vague coréenne ». Ce terme, inventé en Chine vers le milieu de l’année 1999, a été donné par des journalistes de Beijing surpris par la popularité rapide que connaissaient alors en Chine les produits de consommation culturelle en provenance de la Corée du sud. Aujourd’hui ce terme Hallyu ne se réfère plus à la Chine, mais de manière générale à l’accroissement significatif de l’engouement vis-à-vis de la culture coréenne à travers le monde!C’est à la fin des années 90, avec la croissance économique que connait le pays et l’émergence d’une culture populaire plus moderne depuis la démocratisation du pays à la fin des années 1980, qu’émerge la culture coréenne en Asie. Perçue comme une alternative à ce que peuvent déjà offrir la culture japonaise ou chinoise, celle-ci gagne en considération.Petit à petit, la culture coréenne tente de se faire connaitre grâce à l’exportation de ses dramas, mais aussi au travers de coproductions avec les autres pays asiatiques (Japon, Chine, Hong Kong, Thaïlande, Philippines), des remakes de films japonais, la revente des droits de ses films à Hollywood pour en faire des remakes, ou plus récemment au travers de jeux en ligne et de sa pop musique.

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L’ascension fulgurante des k-dramas en Asie
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Tout commence réellement avec le drama Winter Sonata, véritable élément déclencheur du succès foudroyant des k-drama dans toute l’Asie. Initialement diffusée au Japon en 2003 par la chaîne KNTV pour les Zainichi coréens (soit la communauté minoritaire de coréens présente au Japon), la série a de façon tout à fait inattendue fait des émules parmi toute la population japonaise. Face à la forte demande des téléspectateurs, le groupe a alors décidé de reprogrammer une seconde fois la série sur ses chaînes satellites et hertziennes.Avec le syndrome « Yonsama » (le surnom de l’acteur coréen Bae Yong Joon, qui a joué le rôle masculin principal de Winter Sonata), c’est l’image de toute la Corée qui est ainsi redorée. Jusqu’alors considérée comme un pays de seconde zone pour les Japonais, la Corée devient subitement un lieu de destination touristique. Des hordes de fans hystériques nippones s’intéressent désormais aux acteurs et actrices coréennes et prennent d’assaut les lieux de tournage.Peu après, des dramas comme Autumn in my heart (2000), Stairway to heaven (2003), Full house (2004), My name is Kim Sam Soon (2005), My Girl (2005-2006), The 1st Shop of Coffee Prince (2007), Boys Before Flowers (2009),  Shining Inheritance (2009), You’re Beautiful (2009) ou encore IRIS (2009), ont également suscité de vives passions et envahi les petits écrans. Cet intérêt grandissant des japonais pour la Corée (et par conséquent sa culture, sa langue, sa cuisine et son histoire), a grandement accéléré la coopération entre les deux pays provoquant notamment la production de séries télévisées ensemble comme ce fut le cas par exemple pour le drama Bad Guy (2010).
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Le Japon fut donc le premier pays asiatique à s’ouvrir aux dramas coréens mais pas le seuls puisque d’autres suivirent comme le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie la Chine, la Thaïlande, les Philippines, etc.


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Pourquoi un tel succès?
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Grâce à l’impact de ses dramas, la Corée a pu étaler au grand jour sa prospérité. Les scènes où la richesse matérielle est mise en valeur abondent: vêtements et accessoires de marque, produits de beauté et looks branchés, téléphones portables, lecteurs mp3 dernier cri, écrans plasma, voitures, meubles et villas luxueuses… Jusqu’aux acteurs, emblèmes de cette réussite éclatante avec leur physiques parfaits (parfois) dus à une chirurgie esthétique irréprochable.

Les agences de pub se disputent leurs images lucratives et populaires. C’est donc l’image d’un pays fort, énergique et dynamique qui est ainsi véhiculée. La Corée est subitement devenue le pays de référence en matière de bon goût, de mode et d’art de vivre, supplantant la vague japonaise qui avait précédemment déferlé en Asie dans les années 80.

Il n’est pas rare de voir un marché commercial très lucratif se développer autour de certains dramas: chansons de génériques chantés par des vedettes (nouvelles ou pas) de la scène musicale coréenne, diffusées sur les ondes radios, plateaux télé, puis mis en vente chez les disquaires et téléchargeables sur le net; sans parler des nombreux produits dérivés promotionnels qui sont alors proposés dans un souci de stratégie marketing évident (peluches, porte-clefs, mugs…).

Auréolée de sa nouvelle gloire, la culture coréenne est devenue aux yeux de tous les pays asiatiques une culture alternative en proposant un modèle de culture asiatique moderne. Combinant modernité, grâce à son niveau de croissance économique presque aussi élevé que celui du Japon, et valeurs traditionnels chères aux asiatiques (respect des ancêtres, piété filiale, cérémonies familiales, etc.), la culture populaire coréenne est devenue la digne représentante de la culture asiatique, inspirant à chacun des sentiments communs. Car contrairement à la Chine qui ne peut se défaire de son étiquette peu amicale de régime communiste, et au Japon qui pâtit encore de ses relations houleuses par le passé avec d’autres pays asiatiques, seul le modèle coréen semble actuellement le plus attractif.
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Un succès quasi planétaire
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Aujourd’hui, les dramas coréens sont définitivement sortis du cadre télévisuel, et les effets de cette déferlante coréenne, ou Hallyu, ne sont plus uniquement visible en Asie, mais touchent également le reste du monde.Aux États-Unis, la popularité de la culture coréenne est grandissante, et bon nombre d’anglophones peuvent soit suivre les k-dramas programmés sur certaines chaines du câble comme AZN, KBS World, MBC America, soit se procurer des coffrets de dvd sous-titrés en anglais disponibles à la vente. Il existe même des fan clubs dans des villes comme Hawaï, Californie, Chicago, Philadelphie, Pennsylvanie.

Bien évidemment, il faut néanmoins préciser que cet attrait des américains pour la culture coréenne ne vient pas uniquement des dramas. Il est aussi vrai que d’autres facteurs jouent un rôle prépondérant. Comme c’est le cas pour le Korean Music Festival qui a lieu chaque année à Los Angeles depuis 2003 et qui est le plus grand festival de musique coréenne à se dérouler hors Corée du sud. Il a notamment permis à des artistes coréens comme BOA ou TVXQ d’espérer une carrière internationale.Deux autres hommes en particulier réussissent brillamment à tirer leur épingle du jeu. Il s’agit de l’artiste Rain (ou Bi-Rain), menant de front une double carrière de chanteur et acteur international; et de l’acteur Lee Byung Hun. Pour Rain, son rôle dans le film hollywoodien Ninja Assassin (2008) où il interprète le personnage masculin principal Raizo ou dans THE PRINCE, et pour LBH que l’on a vu dans les GI Joe, ainsi que dans RED 2, démontre bien que les États-Unis ont pleinement conscience du potentiel que représente la fièvre coréenne.

Nul doute que les nouveaux médias (internet, chaines satellites, etc.) jouent un rôle essentiel dans la propagation de la culture coréenne. De plus en plus de dramas coréens sont ainsi programmés dans des pays tels que l’Inde, le Pakistan, le Moyen-Orient, l’Amérique Latine, mais aussi l’Afrique du nord (avec un public important en Égypte), l’Europe de l’Est et l’Australie.

Cependant même si cette expansion touche de plus en plus de pays au niveau mondial, on constate aussi que paradoxalement la culture coréenne demeure malgré tout moins connue que la culture japonaise ou chinoise.

Elle a plus de mal à se promouvoir en Europe. Pourtant depuis 5/6 ans, on remarque un renversement de la vapeur. Il n’y a qu’à voir le nombre de restaurants coréens ouverts en France par exemple. Les enseignes se multiplient. Plusieurs groupes de kpop sont venus jusqu’à nous pour offrir des concerts grandioses.

Côté télévisuel, MyTF1 s’est laissé tenter par plusieurs titres de dramas coréens. Gong (en clair sur le réseau Free) diffuse aussi quelques oeuvres à succès. La plateforme Netflix propose, quant à elle, un panel assez intéressant.

Cependant, nous adeptes de dramas en tous genres, nous ne béniront jamais assez cette mine d’or que représente Internet, ainsi que les teams de fansub (en danger) de chaque pays qui fournissent un travail acharné pour nous permettre à nous, internautes du monde entier, de pouvoir s’adonner avec béatitude à la passion des dramas. Et ainsi découvrir une culture qui s’en cela ne serait peut-être jamais venue vers beaucoup d’entre nous.

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Les règles d’or du drama Coréen
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Si vous avez déjà eu l’occasion de regarder 2 ou 3 dramas coréens, vous aurez tôt fait de vous rendre compte que ceux-ci semblent tacitement respecter un certain nombre de règles fondamentales. Ces règles d’or, les scénaristes coréens y tiennent de toute évidence comme à la prunelle de leurs yeux, et ne voudraient sous aucun prétexte les transgresser!
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Par contre, cette liste de règles peut changer au fil du temps. Elle s’adapte certainement aux nouveaux goûts des spectateurs mais aussi aux nouvelles technologies et à l’évolution du mode de vie et des relations humaines.
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Règle n°1: Le triangle ou carré amoureux
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Voici la sacro-sainte règle number one du drama romantique coréen: un schéma on ne peut plus classique mais terriblement efficace.
L’héroïne, une fille mignonne et quelconque, tombe amoureuse du héros, un homme froid et arrogant qui à énormément de mal à communiquer lorsqu’il s’agit de dire ce qu’il ressent (*à noter que c’est toujours la fille, ce pauvre cœur d’artichaut, qui en général tombe amoureuse la première; rarement le mec).
Malheureusement pour elle, il ne partage pas du tout les même sentiments qu’elle, malgré tous les efforts qu’elle déploie pour se faire remarquer. Car lui, en aime déjà une autre. Bien plus belle et classieuse que l’héroïne. Cette fille est souvent une copine d’enfance (auquel cas il n’a jamais osé lui avouer ses sentiments en dépit de toutes ces années passées ensemble), soit une ex (c’est elle la méchante qui a rompu, et lui n’a jamais réussi à l’oublier). Qu’elle quelle soit, cette fille ne fait que peu de cas des sentiments du héros mais elle aime tout de même l’avoir à ses cotés de temps à autre (ben oui, c’est pratique ces petites choses là: ça accourt à n’importe qu’elle heure toujours disposé à réaliser vos moindres caprices ou à panser vos petits bleus à l’âme!).
Sauf que quand elle se rend compte que l’héroïne est très fortement intéressée par le héros, tout d’un coup, elle aussi se met à l’aimer et tente par tous les moyens d’évincer cette concurrente indésirable.
Que l’héroïne ne baisse pas les bras: un autre homme tendre, attentionné et gentil (le meilleur ami du héros), est quant à lui très sensible au charme de notre héroïne. Ce qui a pour conséquence de donner une bonne claque au héros qui se dit que finalement la fille faite pour lui ne peut être que l’héroïne.

Le but du triangle ou carré amoureux est, vous l’aurez compris, de créer des rivalités et jalousies. Et donc de pimenter un peu l’histoire. Ainsi exacerbés et mis à mal, les sentiments des deux personnages principaux peuvent enfin se révéler.


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Les personnages de ce quatuor obéissent presque toujours aux mêmes stéréotypes.

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L’héroïne est toujours une fille mignonne, gentille et souriante, voir à la limite un peu cruche.
Elle est souvent très pauvre ou issue d’un milieu modeste. Mais, obstinée et volontaire, elle affronte vaillamment tous les obstacles qui se présentent à elle sans jamais se plaindre. Les seuls moments où elle laisse entrevoir ses moments de faiblesse c’est au travers de quelques pleurs. Ce qui la rend d’autant plus attendrissante (Aaaah, le pouvoir des larmes…).

Elle s’habille de façon sobre, sans accessoires ou autres fantaisies (son porte-monnaie ne lui permettant pas de faire des achats de folie), ne se maquille presque pas et porte toujours des sous-vêtements en coton, souvent ornés de motifs enfantins (pas de dentelle ou de soutifs léopard pour elle. Cela nuirait à son image innocente!).

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Le héros est un très bel homme, bien fait de sa personne avec des tablettes de chocolat bien dessinées qu’il ne manquera pas de vous exposer au moins un fois dans le drama, et à la garde-robe impeccable à la pointe du bon gout coréen (enfin parait-il). En général, sa famille est issue de la haute société coréenne et lui est l’héritier de l’affaire familiale (ce qui n’est pas toujours pour lui plaire d’ailleurs). D’apparence froide, il est aussi hautain et prétentieux, et prend un malin plaisir à malmener et à tourner en dérision la pauvre héroïne, qui folle de rage se met à trépigner du pied et à crier des « yaaaaa! » de plus belle. Mais en réalité, c’est un homme doux et plein d’attentions, qui a juste du mal à exprimer ses sentiments comme il faut.

Autre cas de figure qui reprend la même description que ci-contre, à la différence près que le héros est un incurable coureur de jupon qui se moque pas mal des sentiments de ses conquêtes. Mais au contact de l’héroïne, il perdra de son insolence et de sa rebelle attitude, en tombant pour la première fois réellement amoureux.
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La seconde fille du quatuor, la rivale donc, est une espèce de petite pimbêche prétentieuse, vaniteuse et superficielle. Tout ce qu’il y a de plus tête à claque. Issue d’une famille riche, elle est très belle, parfaitement maquillée et porte des vêtements sophistiqués (c’est à elle que sont réservés les soutifs léopard ou rouge carmin cités plus haut). Elle croit que tout lui est acquis, et quand une chose lui résiste, elle fait tout pour l’obtenir même si cette chose n’est clairement pas pour elle.  Mais ce n’est pas une mauvaise fille non plus: c’est juste quelqu’un d’un peu pathétique qui ne désire au fond que trouver l’amour et devenir elle aussi une parfaite femme de maison dévouée à son époux. Quand elle n’est pas atteinte d’une maladie quelconque, histoire de la rendre un peu plus sympathique aux yeux du téléspectateur.

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Le deuxième homme du quatuor est quelqu’un de très beau lui aussi et de gentil. Il se sent concerné par les déboires de l’héroïne et lui prête une oreille attentive, ce qui la soulage grandement. C’est un ami sur qui elle peut compter, et c’est justement comme ça qu’elle le perçoit, pour son plus grand malheur. Car à force d’être trop gentil, il en devient presque ennuyeux et mollasson le garçon. C’est à peine si elle remarque ses sentiments naissant. Et la passion, du nerf dans tout ça?! Il en est dénué. En même temps, son rôle est, certes, de rendre jaloux le héros qui réalise qu’après tout l’héroïne est une fille désirable, pas de lui voler la vedette!
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Règle n°2: Des quiproquos en veux-tu en voilà
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Un drama coréen est composé en moyenne de 16 à 20 épisodes d’une durée d’1 heure. Il est donc impératif de créer quelques rebondissements bien sentis, ainsi que des quiproquos à la pelle.
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Et pour ça les scénaristes ne manquent pas d’imagination.

Ces quiproquos peuvent occuper tout un épisode, voir deux (le temps que notre couple se réconcilie), et sont généralement provoqués par une absence de communication flagrante entre les protagonistes.Bien oui, même quand ils se posent des questions et ont des doutes, nos tourtereaux n’abordent jamais le problème de front. Ils préfèrent au contraire ruminer chacun de leurs cotés en tirant des conclusions hâtives, sans demander une explication claire à l’autre personne.C’est que les coréens sont des gens fiers! Mais aussi peu sur d’eux et prudents quand il s’agit de se mettre à nu et de divulguer leurs sentiments. S’ils ne sont pas certains que leur amour soit récompensé en retour, pour ne pas perdre la face, le héros et l’héroïne s’évertueront à dire tout le contraire de ce qu’ils pensent ou ressentent.

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Règle n°3: Le coup du destin
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Le héros et l’héroïne, qu’ils le veuillent ou non, sont destinés l’un à l’autre.
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C’est comme ça. C’est le destin!

.Dans un drama coréen, le destin est présent partout et tout le temps. Il fait tout pour que nos deux personnages se rapprochent: rencontres hasardeuses, coïncidences, amis communs, membre de la famille du garçon qui a connu par le passé un membre de la famille de la fille, secrets de famille qui les lient soudainement l’un à l’autre, etc, etc. Que de situations invraisemblables qui ne vous arriveraient jamais à vous dans la vrai vie!  Mais le coréen, lui, croit dur comme fer au destin: ça le laisse rêveur.


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Règle n°4: Une musique doucereuse
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La musique, élément indispensable pour mettre le téléspectateur dans l’ambiance et le plonger dans un bain de romantisme chamallow! Pour cela, il est indispensable de choisir une ballade déchirante ou mielleuse à souhait, comportant de ce fait au moins une vingtaine de « saranghae » (traduction: je t’aime) dans son texte. Puis, de la rabâcher à chaque épisode dans les scènes mignonettes où se tiennent, seuls, nos deux personnages principaux, pour que l’on sache bien que ce morceau est leur chanson à eux (au cas où subitement on aurait un doute).
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Au mieux, le drama aura droit à une Ost complète avec plusieurs chansons et notre couple bénéficiera, en plus de sa chanson de couple, d’une chanson propre à chacun. C’est toujours un plus, car ça évite de vomir la chanson principale, surtout si on ne l’a supporte pas!
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Règle n°5: Les flash-back

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Très important pour se remémorer les meilleurs moment du drama: les flash-back. Mais quel procédé astucieux! Le téléspectateur peut se délecter de ses scènes favorites où transparaissent les sentiments des personnages. Donc un conseil: quand vous voyez une scène romantique émouvante qui fera palpiter votre petit cœur, pas besoin de mettre sur pause et de vous retaper la scène 3 fois de suite pour bien vous en imprégner. N’ayez crainte vous la revivrez souvent après grâce à la magie des flash-back!
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Règle n°6: Le « creux » du milieu
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Ce que j’appelle le creux du milieu, c’est ce petit passage à vide présent dans presque tout les dramas coréens. La plupart du temps, celui-ci se situe vers le milieu du drama et est de suite caractéristique: c’est le passage où l’histoire semble ralentir et perdre de son intérêt. On s’ennuie toujours un peu à ce moment-là. Je ne sais pas si c’est parce que les scénaristes coréens se mettent à sécher à cette partie du drama ou s’il y a une autre raison à ce phénomène. Toujours est-il que je n’ai pas éclairci ce mystère.
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Règle n°7: Une fin évidente ou précipitée
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Ce n’est un secret pour personne, si vous cherchez du suspense et du sensationnel, ce n’est pas dans un drama coréen romantique que vous le trouverez. Guère surprenante, la fin est ce que l’on attend dès le début: le héros finit avec l’héroïne. Ils se sont enfin avoués leur amour, et ont franchis toutes les barrières pour être ensembles avec la bénédiction de tous les amis, parents, chiens et autre…
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Quand à l’inverse il s’agit d’une histoire tragique, la fin se doit d’être fidèle à l’ambiance sombre du drama, et se termine par conséquent avec la mort d’un des personnages principaux, voir carrément des deux! Tel Roméo et Juliette, l’un ne peut pas vivre sans l’autre et décide de le suivre dans la mort… plutôt que de continuer à vivre, dans la douleur peut-être mais vivre! Ou si le personnage n’était pas quelqu’un de bien et qu’il a commis quelques fautes, vivre en tentant de se racheter tant bien que mal. Grrrrr!

Les autres styles de dramas changent un peu la donne. Cependant, la fin dépend souvent de l’audience. Il n’est pas rare d’écourter un drama si l’intérêt baisse auprès des téléspectateurs. Il faut donc changer la fin ou la précipiter. L’effet est parfois désastreux. On ressent alors une impression de sabotage ou pire, on nage en pleine incompréhension.
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Ce sont, je pense, les premières règles fondamentales dont nécessite tout bon drama coréen, comme on les aime. Elles sont pri-mor-dia-les!!!

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Néanmoins, ce ne sont pas les seules règles établies. Oh que non! Détrompez-vous, la liste est bien, bien plus longue!

Et comme je suis sympa (et que vous n’avez pas encore eu assez de lecture) je vais vous donner quelques autres exemples de règles générales dont ne se départissent presque jamais les scénaristes.
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– Avant, chez les scénaristes coréens, tout était soit blanc soit noir, il n’y avait pas de gris. Ainsi, la classe moyenne coréenne n’existait pas: il n’y avait que des gens très riches ou bien très pauvres. Aujourd’hui, cette tendance tend à devenir obsolète.

– Les familles coréennes modestes n’ont pas de machine à laver. Elles lavent leurs vêtements à l’ancienne… C’est une scène que l’on voit de moins en moins. Aujourd’hui, elle sert le plus souvent « d’excuse » à un rapprochement entre les deux protagonistes qui peuvent alors avoir quelques contacts physiques timides en décrassant joyeusement le linge.

– Avant, pour ne plus être dérangé, le meilleur moyen d’éteindre son portable restait encore d’enlever la batterie! Aujourd’hui, avec les nouveaux smartphones, c’est un peu plus compliqué. Il n’y a que deux solutions. Balancer le-dit portable… un peu cher à la longue; ou répondre. Tout simplement. C’est aussi cette option qu’ont choisie les concepteurs.

– Dans un drama coréen, pour bien montrer qu’une scène est dramatique ou que le personnage est triste, il pleut toujours des cordes. Au contraire, il fera un soleil radieux si tout va bien. (À quelques exceptions près, bien sûr. Certains personnages aiment danser sous la pluie ou s’embrasser sous un parapluie. Très pratique pour garder un peu d’intimité.)

– Avant, le rose et les tons pastels seyaient à ravir aux hommes coréens, ainsi que les pantalons s’arrêtant aux mollets, et les petits mocassins sans chaussettes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car les Coréens sont des avant-gardistes au niveau de la mode et la mode change à chaque saison. Ainsi les fashionistas pourront s’informer sur les futures tendances rien qu’en regardant un drama.

– Avant, on pouvait guérir d’une indigestion en se piquant le bout du doigt. Aujourd’hui il n’y a plus d’indigestion.

– Lorsqu’il est contrarié ou se reproche quelque chose, le héros boit du soju jusqu’à l’ivresse pour oublier sa peine. Puis rentre chez lui, titubant, mais par ses propres moyens.

L’héroïne, elle aussi est une grande consommatrice de soju. Mais à la différence du héros, quand elle boit elle finit toujours par vomir et s’évanouir, laissant le devoir au héros de la transporter sur son dos jusqu’à chez elle (s’il connait son adresse) ou chez lui (le cas échéant).Cette tendance se fait un peu plus rare aujourd’hui. Il arrive que le héros appelle l’héroïne pour qu’elle vienne le chercher avant de s’endormir comme un loir sur la table. Et lorsque c’est le héros qui récupère la demoiselle, il la jette sur le siège arrière d’un taxi ou cas échéant, il la ramène chez lui en tout bien tout honneur.

– Avant, quand le héros ou l’héroïne tombait subitement malade avec 40° de fièvre, l’autre lui donnait une aspirine et le veillait toute la nuit en lui épongeant le front. Une seule nuit suffisait!Et le lendemain matin, le malade se réveillait frais comme un gardon prés à démarrer une nouvelle journée.

Aujourd’hui, on va à l’hôpital ! Béh oui, les temps changent ! Que voulez-vous !

– Avant, même lorsqu’ils étaient au plus bas (bourrés, malades, en pleurs ou mourants), les personnages étaient toujours impeccablement coiffés et maquillées. Bon… Aujourd’hui, on s’ébouriffe les cheveux et on met au moins un sweat à capuche !

– L’héroïne ne sait pas pleurer en douceur. Lorsqu’elle est triste et qu’elle pleure, peu lui importe d’être discrète: où qu’elle soit, elle gémit et renifle bruyamment, à la manière d’un enfant.

– Il faut savoir que l’héroïne porte un super mascara waterproof résistant à toute épreuve car jamais son maquillage ne coule (sauf si on est dans un drama comique et que le but est de montrer à quel point l’héroïne se sent minable à ce moment, mais ce cas est extrêmement rare).

– Dans tout bon drama, il y a au minimum une scène scato, mais s’il peut y en avoir plusieurs c’est encore mieux ! Il faut bien comprendre qu’à force du manger du kimchi et des plats emplis d’épices, les toilettes prennent forcément une place particulière. Et puis, ça nous montre à quel point les personnages sont humains.

– Lorsqu’elle est déprimée, l’héroïne coréenne ne se précipite pas sur un pot de glace (quoique… la tendance commence à faire son chemin) ou sur une tablette de chocolat comme nous européennes. Elle préfère dévaliser son frigo ! Et piocher dans les restes de bons petits plats préparés par sa maman. Rien de tel qu’un bibimbap pour se sentir mieux.

– Les protagonistes se brossent tout le temps les dents. L’hygiène dentaire semble avoir beaucoup d’importance.

– Avant, le soir, dans son lit après s’être brossé comme il se doit les dents, les héros aiment à grignoter quelques chips et autres cochonneries juste avant de retrouver les bras de Morphée (Bein, ça valait bien la peine !).

– Les coréens sont férus de kimchi: ils mangent kimchi, ils respirent kimchi, ils vivent kimchi. Il est donc tout à fait normal de voir au minimum un des personnages du drama faire son propre kimchi maison, muni d’une grande bassine en plastique et ganté jusqu’aux coudes.Et lorsque l’on sait qu’il s’agit d’une tradition qui disparaît petit à petit de Corée du Sud, je trouve que c’est une excellente chose que de le montrer encore à l’écran.

– Avant, les protagonistes adoooooraient courir! Dans les situations urgentes et désespérées qui demandaient une réaction rapide, plutôt que de prendre sa voiture (car ils en ont souvent une!) ou d’arrêter un taxi, ils préféraient rejoindre le lieu où ils étaient attendus… en courant ! Lorsque l’on connaît l’intensité du trafic à Séoul, on les comprend un peu.Aujourd’hui, on se fiche des bouchons ! On prend sa voiture ou le bus ! Mais on garde ses souliers neufs.

– Dans le vocabulaire coréen, il y a des mots clés qui se doivent d’être prononcés régulièrement tels que: « aigoo », « omo », « fighting », « oettokhae », « mianae-yo », « aishhhhhhhhh», « babo », « oppa », etc…

– Et bien oui, l’héroïne de drama fait généralement bien attention à choisir un héros plus âgé qu’elle rien que pour le plaisir de pouvoir l’appeler « oppa ». (Oui comme… Oppa Gangnam Style)Ceci dit, on voit de plus en plus souvent le cas contraire. Adieu les préjugés, le pouvoir est aux cougars (d’un ou deux de plus… ne poussons pas le bouchon trop loin).

– Je l’ai déjà dit, les coréens raffolent du fameux « coup du destin ». Il n’y a donc pas un drama sans que les personnages ne passent leur temps à se croiser sans se voir. La situation la plus classique reste le croisement devant un ascenseur.Il existe plusieurs variantes: un des personnages entre tandis que l’autre sort au même moment, les portes de l’ascenseur se referment juste quand arrive le deuxième protagoniste, ou le schéma du double ascenseur avec un ascenseur qui monte avec un personnage à l’intérieur et un second ascenseur cote à cote qui lui descend avec l’autre personnage dedans. À vous de choisir votre version préférée !

– Contrairement à la deuxième fille du quatuor (soit la peste) qui a plusieurs valises de grandes tailles bien remplies, la valise de l’héroïne, elle, parait toujours toute petite et légère, facile à transporter. Mais comment fait-elle pour y mettre toutes ses affaires car étrangement vous la verrez porter des vêtements différents tout au long du drama ! (NDLR Full House )

– Dans l’entourage du héros ou de l’héroïne, il y a souvent une personne qui a vécu un certain temps aux États-Unis ou qui a fait ses études là-bas.

– Dans un drama romantique coréen, il se peut que le héros et/ou l’héroïne soient amenés à dire des phrases qui se veulent profondes, intenses et extrêmement romantiques ! Mais qui en vérité ne veulent strictement rien dire.Exemples :

« Geum Jan Di est une lune qui ne peut se séparer de l’étoile Gu Jun Pyo. Et quoi qu’il arrive, je ne laisserai jamais cette lune partir. » [Gu Jun Pyo, Boys Over Flowers]

« Je t’ai dit de ne pas aller là où je ne peux pas te voir » [Hwang Tae Kyung – You’re beautiful]

« Quand je regarde mon étoile briller de trop près, mes yeux brûlent et ça me fait beaucoup souffrir. » [Go Mi Nam, You’re Beautiful]

« Mère supérieur, je dois partir et laisser mon étoile derrière moi. Mais pourquoi est elle devant moi toute étincelante ? » [Go Mi Nam, You’re Beautiful]

– Le héros est souvent en conflit avec un de ses parents; avec son père lorsque celui-ci veut qu’il suive ses traces ou reprenne l’affaire familiale; avec sa mère lorsqu’il refuse d’épouser une inconnue, fille de bonne famille.

– Quels que soient leurs ages, qu’ils soient adolescents ou trentenaires, les personnages principaux se font toujours sévèrement corrigés par leurs chères mamans qui n’hésitent pas à exprimer leurs mécontentements en leur mettant de grosses raclées.Aujourd’hui, la maman de drama se retient un peu plus mais parfois elle ressort le balai si besoin est.

– Avant, au lieu d’avertir l’autre de sa visite en l’appelant sur son téléphone portable, le héros ou l’héroïne (généralement, c’était plutôt elle) préférait rester devant le pas de sa porte, quitte à l’attendre durant des heures !Aujourd’hui, cela arrive encore lorsque l’autre ne répond pas au téléphone. Ce qui rend la situation tout de même plus logique.

– Par un concours de circonstance, le héros se verra au moins porter l’héroïne sur son dos (ou vice-versa… égalité des genres !).
–  On dit que les opposés s’attirent. Cet adage trouve pleinement sa place dans le drama coréen où bien souvent l’héroïne est une grosse pouilleuse qui na aucune classe et se néglige tandis que le héros, lui, est un maniaque toujours bien propret sur lui.

D’ailleurs, bien souvent, l’héroïne ne sait absolument pas cuisiner et lorsqu’elle est contrainte de le faire, elle concocte un plat brûlé et immangeable qu’elle propose au héros. Héros qui lui en revanche est un vrai cordon bleu et qui s’empressera alors de montrer toute l’étendue de son talent !

– Ne vous fiez pas à sa petite taille de guêpe car sachez que l’héroïne mange comme une grosse goinfre qui n’aurait rien avalé depuis des jours. Elle a la capacité exceptionnelle d’enfourner à la suite plusieurs cuillerées bien fournies dans sa bouche, et ce sans jamais s’étouffer. Plus fort encore, elle peut même parler avec la bouche archi pleine !

– Les chaussures à talons achetées par l’héroïne sont peu fiables. De piètre qualité, elles ont tendance à se casser sans crier gare et a laisser notre pauvre demoiselle totalement démunie. Ce qui donnera au héros l’occasion de lui venir en aide.Pareil pour les baskets. Les lacets de l’héroïne se défont constamment. Mais le héros posera un genou à terre afin de les lui renouer.

– Les protagonistes ont souvent un lieu secret où ils peuvent aller pleurer ou penser.

– Dans un drama coréen, lorsqu’un personnage meure ce sera rarement d’une mort naturelle.

Et lorsqu’il s’agit de nos héros, sachez que même si on nous suggère leur mort, ils reviendront toujours un an après (et sans traumatisme).
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Il y a encore beaucoup à dire car l’industrie du drama évolue constamment. Mais ce sont là les quelques points à savoir pour ne pas embêter votre adolescente (ou soeur, ou amie, ou grand-mère, ou la voisine de votre cousine second degré) qui veut la paix pour regarder pour la 150ème fois le final de son drama préféré.

Bien entendu, cet article est écrit sur un ton un peu sarcastique qu’il faut prendre au 72ème degré. N’oubliez pas que j’aime les dramas. Je les chéris même. Mais un peu de dérision ne fait pas de mal de temps à autre.

Bref, si vous, parents (particulièrement) n’avez rien contre les séries US alors vous pouvez faire confiance aux séries asiatiques à 10 000%. Pas de viscères (juste un peu de jus de tomate de temps à autre), pas de bisous et de corps enflammés qui finissent dans la pièce à dodo (complètement à poil en poussant des cris de bête), pas de grossièretés.

 

Les seuls risques sont que l’addict en question devienne romantique et alors qu’il veuille s’expatrier en Corée du Sud. En même temps, d’autres rêvent d’États Unis. C’est juste une question géographique. Et puis, ce ne sont que des rêves après tout…

Publié par Lisa

Bonjour, petit(e) promeneur(se) du net ! Sois le(a) bienvenu(e) ! Depuis que j'ai rejoint la team des gens qui aiment parler lifestyle, je bafouille et je cafte sur mon quotidien. Mais il faut que je vous prévienne... Ce quotidien est teinté par le regard passionné que je porte sur la Corée et le Japon. J'espère vous faire passer un moment sympathique à chaque lecture. Il m'arrive même d'être un peu rigolote... parfois... À très bientôt !

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