Entre poésie et cauchemar, les tableaux de LEE JEE YOUNG

UNE PHOTOGRAPHE DIFFÉRENTE

Lee Jee Young est une artiste photographe un peu particulière. Diplômée de l’Université de Hongik (université des arts de Séoul), que j’ai eu l’occasion de visiter lorsque j’étais en voyage en Corée, la jeune femme contourne la photographie traditionnelle pour immortaliser l’irréel.

Elle puise en elle pour créer de véritables univers à mi-chemin entre le doux songe de l’enfance et l’oppression du cauchemar. Durant des semaines, voire des mois, elle confectionne le décor de son tableau vivant à venir. Tout est fait de ses mains. Patiemment. Dans son petit studio pas plus grand qu’un mouchoir de poche, elle se met en scène pour un moment onirique suspendu dans le temps.

Comme sortie d’un conte effrayant, elle capture une scène forte engendrée par ses peurs les plus profondes, ses questionnements d’adulte, sa condition de femme…
Sculptures, peinture, mise en scène théâtrale, photo sans retouche numérique, avec tout ceci, Lee Jee Young s’adresse directement à notre inconscient. Je trouve son travail magique, poétique, fantasmagorique et tellement pertinent. J’adore et le partage avec vous.

SES OEUVRES

(Errer sans trouver d’issue)
BROKEN HEART (« Casser des rochers avec des oeufs » – Expression coréenne)
BIRTHDAY (Devenir quelqu’un d’accompli?)
OVERSLEEPING (Elle m’inspire la vulnérabilité)
MY CHEMICAL ROMANCE
THE LITTLE MATCH GIRL (Belle et triste à la fois. Elle me fait penser aux anges donc à l’au-delà.)
LOVESEEK
NIGHTMARE ( Elle porte bien son nom ! J’ai une envie folle de lui décrocher tous ces trombones. Ça me fait penser au burn-out.)
NEVERENDING RACE (Prisonnière de l’échiquier. Elle ne peut éviter les coups du sort.)
MAIDEN VOYAGE (Abandonner l’enfance?)
I’LL BE BACK (Submergée par les flots – Dépression)
RAW
CHILDHOOD (L’enfance faite de contes de fée se termine dans un endroit étroit et sombre, régi par le temps qui file.)
GAMER (La vie n’est que jeu et construction ?)
Spéciale dédicace à mon beau-frère et à ses petites briques en plastique. Hé hé.
BLACK BIRDS (Elle est horrible celle-là. Une autre version de psychose.)
(Une mer de plastique et un bateau en papier. La critique est claire.)
FLU (Je pense que l’image parle à toutes les filles.)
TREASURE HUNT (C’est ma préférée. Nous ne sommes que peu de chose.)

QUELQUES UNE BIEN ANGOISSANTES

ET D’AUTRES

Lee Jee Young a reçu le Sovereign Art Prize en 2012. Son travail, encensé par la critique a trouvé sa place dans de nombreuses galeries telles que celle du musée de la photographie de Kiyosato au Japon, celle de la Fondation pour l’art et la Culture d’Incheon, celle du musée OCI à Séoul ou celle de l’Opio’m Gallery à Cannes en 2014.

Publié par Lisa

Bonjour, petit(e) promeneur(se) du net ! Sois le(a) bienvenu(e) ! Depuis que j'ai rejoint la team des gens qui aiment parler lifestyle, je bafouille et je cafte sur mon quotidien. Mais il faut que je vous prévienne... Ce quotidien est teinté par le regard passionné que je porte sur la Corée et le Japon. J'espère vous faire passer un moment sympathique à chaque lecture. Il m'arrive même d'être un peu rigolote... parfois... À très bientôt !

2 commentaires sur « Entre poésie et cauchemar, les tableaux de LEE JEE YOUNG »

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