Mis en avant

Ça s'construit !

Bonjour, bonjour !

Une petite note pour vous prévenir d’une petite chose qui peut s’avérer désagréable.

Plusieurs articles… beaucoup trop même… n’ont aucune image et semblent destructurés. Hé bien, c’est la migration sur wordpress qui s’est faite mais non sans peine.

Je travaille actuellement à tout remettre en place.

Je demande donc votre indulgence.

Au plaisir de vous revoir !

THE LIES WITHIN, la vérité est dans la boîte

THE LIES WITHIN est un thriller coréen diffusé sur Netflix et conjointement sur OCN depuis Octobre 2019. À l’origine de cette série policière qui ne fait pas toujours dans la dentelle, il y a 3 femmes justement. La réalisatrice LEE YOON JEONG (Cheese in the trap) s’est acoquinée avec la scénariste JEON YEONG SIN (Argon) et avec WON YOO JUNG qui fait ses premiers pas dans l’industrie.

Côté acteurs, nous retrouvons LEE MIN KI (Beauty Inside, Because this is my first life…), parfait dans le rôle de l’inspecteur JO TAE SIK, et LEE YOO YOUNG (Your Honnor, My Fellow Citizen…) à qui il donne la réplique. Cette dernière endosse le costume de KIM SEO HEE, une femme douce et simple qui sera poussée sur le devant de la scène politique afin de sauver son mari disparu.

LE PITCH

Fatigué de sa vie d’inspecteur, Jo Tae Sik aspire à plus de tranquillité. Il se prépare à rejoindre le petit poste de police de sa campagne natale.
Une affaire tombe. Un simple suicide. Puis, une autre. Un accident de la route. C’est le député Kim Seung Cheol, figure illustre de la ville et du monde politique. Mort sur le coup.
Quelque chose cloche. L’inspecteur Jo rejette petit à petit la thèse du simple accident.

Kim Seo Hee est la fille cadette du député Kim Seung Cheol. Lors des funérailles de ce dernier, une personne manque à l’appel. C’est Jeong Sang Hun, le mari de Seo Hee.

La jeune femme reçoit alors un horrible message. Si elle refuse de suivre les traces de son père, Sang Hun mourra dans d’atroces souffrances.

Désespérée, elle se joint à l’inspecteur Jo Tae Sik, dans une course macabre, afin de sauver son époux.

TRAILER

UN BON THRILLER, MA FOI !

L’histoire débute avec une pléthore de personnages qui semblent ne rien avoir en commun. Une femme se jette du haut d’un toit. L’affaire est vite réglée. La petite équipe de policiers sort boire et manger. Un homme et son beau-père se disputent. L’homme part, suivi par sa femme qui se croit bafouée. Son beau-père semble vouloir le rattraper. Perte du liquide de frein. Des phares éblouissants. La voiture part dans le décor.

On apprendra par la suite que, bien entendu, tout ce petit monde est lié, que les coupables ne sont pas toujours ceux que l’on croyait et que toutes les motivations bonnes ou mauvaises servent à cacher un énorme mensonge (d’où le titre).

Au menu de cette sombre intrigue, on nous propose du suspense, du lobbyisme, des drames, des meurtres, de la corruption, asservissement de la presse, de la politique, des rats véreux, quelques coups de feu et des membres coupés. De quoi se régaler, en somme.

QUELQUES BONS POINTS

La qualité de la réalisation est au rendez-vous. Ce drama est propre, fluide et esthétique. L’atmosphère se tend par moment, assez pour nous maintenir en haleine. Le scénario proposé est au final plutôt bien ficelé et évite le piège de la redondance. Je n’ai noté aucune perte de vitesse malgré quelques longueurs.

Au niveau des acteurs, je n’ai vu que LEE MIN KI qui m’a subjuguée. Je ne le connaissais pas dans ce type de rôle et je trouve qu’il s’en sort haut la main. Blasé de prime abord, il se métamorphose au fil de l’enquête. Les faits, le ramenant à son propre passé, ravivent en lui une flamme quasi éteinte. Il s’entêtera jusqu’à en faire une histoire personnelle. Son personnage est merveilleusement bien construit. Tourmenté par un vieux souvenir, il n’en reste pas moins un homme à l’intelligence aiguisée, droit et sans peur. (Mon idéal, quoi. Jo Tae sik, si tu m’entends…)

Le dernier épisode m’a véritablement émue. Pas dans sa totalité, je dois l’avouer, mais les derniers passages sont extrêmement touchants, à mon sens.

ET DES MOINS BONS

Les points qui peuvent chiffonner, j’en ai dénombré quelques uns. Malheureusement !

En ce qui me concerne, j’aime le style coréen, entendez par là que j’affectionne ces ponctuations d’humour sorties du néant et qui ne s’incrustent pas forcément aux meilleurs instants.
Cependant, je conçois qu’ils peuvent vite devenir gênants pour d’autres.
D’ailleurs, l’apprentie inspectrice Kang en est la digne représentante. C’est une bouseuse, une vraie. Elle conserve son accent campagnard et en joue. Elle n’est pas très maligne et en joue. Elle fantasme sur son supérieur et le clame (bon, là, je peux comprendre).
Sauf que tous ces petits défauts nous servent un personnage féminin bourrin et écervelée, incapable de prendre des décisions matures par elle-même. Et la seule fois où elle se lance… DRAME !

L’autre figure féminine, Kim Seo Hee n’est pas vraiment favorisée, elle non plus. Elle est presque fade. Alors, certes, elle sort de sa torpeur (et de sa coquille de gentille fifille à son papa) lorsqu’elle renifle la crasse existante sous la disparition de son mari mais peut-être un peu tard. C’est dommage, j’aurais aimé la voir dans un rôle plus étoffé.

PAR CONTRE, les facilités de scénario m’ont déçue à plusieurs reprises. Il y a tellement TROP DE TOUT que forcément, il vaut mieux suivre quelques raccourcis. Néanmoins, une histoire plus simple avec moins de détails parallèles aurait été un choix plus pertinent.

ET DONC, EN RÉSUMÉ ?

Je conseille vivement THE LIES WITHIN, bien évidemment. Hormis, ces fichues facilités de scénario où l’on efface les difficultés (ainsi que certains personnages) avec un coup de baguette magique, cette série vaut le coup d’être visionnée. Elle sent bon l’adrénaline et la sueur collée au t-shirt. La preuve en est que j’ai envie de lui accorder un bon 7/10 et sachez que je n’attribue pas ces scores aisément. Les épisodes s’enchaînent et la musique très 80’s du générique refile quelques frissons dès les premières notes.

La fin… La fin… je ne sais qu’en penser. Elle me perturbait déjà quelques épisodes auparavant. Cette fin, je l’ai dessinée dans ma tête sans vouloir trop y croire car elle rend le personnage en cause (je ne vais pas dévoiler le nom) carrément ignoble. Son but est louable mais pas ses actions. Ce mec est un gros enfoiré ! Excusez-moi du peu !
En outre, j’ai beau me triturer les méninges, je suis dans l’incapacité de saisir pourquoi on en est arrivé là. Voilà le véritable mystère de toute cette histoire. Et celui-ci, on ne vous le dévoilera pas !

UN PETIT MOT POUR LA FIN ?!

Oui. Méfiez-vous des colis…


Pourquoi je suis (plutôt) fâchée avec le henné…

Au départ, un coup de tête

Je ne pourrais même plus vous dire comment j’en suis venue à opter pour une coloration au henné…

Ah si, je me souviens que je voulais un beau cuivré, pas trop prononcé. Juste une couleur chaude, plutôt claire, intense mais pas criarde.
La teinture mango de chez l’Oréal me tentait énormément mais le ton était peut-être un peu trop orangé à mon goût. Dans le genre « très visible », on se classe dans les hauteurs, tout de même !
De plus, mes cheveux ont tendance a absorber les tons cuivrés bien plus que les tons cendrés. Je me voyais déjà avec une perruque fluo. Prudence, petite cocci, prudence.

Pour pallier à toute surprise désagréable, j’ai cherché à savoir comment cette teinture prenait sur la tête des youtubeuses. Pas trop mal, ma foi ! Quelques ratés comme à chaque fois, mais de façon générale, le résultat me séduisait.

Sauf que, youtube vous suggère toujours d’autres vidéos. Vous le savez.
Et dans ces suggestions, des nanas se sont mises à me parler du henné et de ses bienfaits. Epaisseur de cheveux, soin, gainage, brillance, force et couleur, tout cela très naturellement puisque le henné est végétal et non chimique.

Pensez-vous que j’y ai réfléchi plus longuement ? Bein, non ! Tête brûlée que je suis (c’est le cas de le dire) ! En deux clics, je me suis retrouvée sur Aroma-Zone.

Aroma-Zone

Le choix a été très rapide. Du henné cuivré. Les avis sont bons. C’est du bio. L’application n’est pas compliquée. La charlotte est fournie.

Cette coloration-soin 100% BIO et végétale colore de tons cuivrés chatoyants et lumineux les cheveux blonds à châtain foncés , elle pare les cheveux bruns de doux reflets acajou, et colore et nuance les cheveux blancs en une seule application!

Génial !

Sans me renseigner plus, je l’achetais. Quelle aubaine. Le prix n’était pas cher (6,90€) et on me promettait qu’une seule boîte suffirait à ma longueur.

J'aurais dû obtenir le résultat 2

À ce moment-là, j’étais châtain après colo chimique. De base je suis châtain clair doré. J’avais voulu unifier mes cheveux avec un ton plus foncé.

Je m’adresse à toutes les habituées du henné :
« Vous sentez la bêtise arriver ?! Oui, hein ! Je n’en doute pas. »

Pas moi !

Tout innocemment et ne me doutant de rien, j’ai attendu ma commande et à peine reçue, je me suis empressée de touiller ma mixture de chamane naturophile et de me l’appliquer sur la tête.

Texture étrange. Plâtreuse. Comme de la boue, en fait. Mais c’est l’odeur qui m’a le plus surprise. C’est très fort. À mi-chemin entre des épinards écrasés et un bon vieux cendrier de tabac froid. Ceci étant dit, on s’y fait très vite.

Henné : Application

Si avec la coloration chimique, tout est fourni dans la boîte, avec la version naturelle, il vous faudra un bol, des gants, du film alimentaire et des ustensiles non métalliques pour le mélange et l’application (si vous ne souhaitez pas utiliser vos mains).

Rien de bien difficile. La méthode diffère mais reste simple. Du moins sur le papier !
Car la pâte sèche, durcit et s’effiloche. Ajoutez-y d’autres ingrédients tels que du yaourt brassé et/ou du miel afin de la rendre lisse et malléable. Ce traitement apportera de la douceur à vos cheveux mais patience, je vais y revenir.
Il est conseillé d’appliquer de la crème sur votre front, tempes et oreilles pour éviter de vous retrouver avec de beaux tatouages oranges. La crème empêchera la fixation du henné sur votre peau.
Exécutez le mode d’emploi.

Enveloppez votre casque vert dans du cellophane et attendez… longteeeeemps ! Si vous souhaitez un résultat plus accentué, laissez poser 3 bonnes heures, voire plus encore (à condition d’avoir bloqué toute votre journée rien que pour ça).
Suite au temps de pose, il ne vous reste plus qu’à rincer à l’eau tiède… longteeeeeeemps ! L’eau doit redevenir claire mais toute cette bouillasse est tenace. Armez-vous de patience.

Déception et acharnement

Après avoir frotté délicatement mon cuir chevelu avec une serviette, je m’admire dans le miroir et, Ô indignation, je ne vois rien. Mes cheveux semblent bien plus sombres et le cuivré est absent. À la place, je remarque des reflets auburn.
CE N’EST PAS DU TOUT CE QUE JE VOULAIS !

Déçue, je réitère l’expérience une semaine plus tard. Sur la boîte, la couleur promise est totalement différente. Manque de bol, je ne suis pas fan du li de vin, terne qui plus est.
Au second passage, je devrais voir une différence, non ?
Je laisse poser toute une après-midi. Je retire à nouveau la serviette… Le résultat n’a pas bougé.

Aujourd’hui, lorsque je regarde les photos, je me dis que ce n’était pas si moche que ça mais sur le moment, le désarrois m’a poussé à détester mes cheveux que je trouvais maussades mais également très rêches.
Cependant, ma fibre capillaire élastique (à cause des multiples expériences chimiques) était devenue plus solide, plus forte. Je perdais bien moins mes cheveux. Ils étaient volumineux. Mais en parallèle, cette masse paraissait desséchée et emmêlée, quoi que je fasse.

Mes recherches sur le henné et surtout, celles pour découvrir comment s’en débarrasser ont débuté à ce moment-là.
Prise d’angoisse, j’apprenais que le henné s’accrochait à la fibre en la gainant et que par conséquent, elle faisait office de rempart à toute les autres colorations chimiques.

Le henné, c’est à vie !

Du moins, sur la longueur de cheveux où il a été déposé. La seule solution est de couper cette longueur. Ainsi, vous l’aurez compris, il ne vous est donné que deux options :
1) Vous vous rasez la tête
2) Vous pleurez durant 6 bons mois en attendant de pouvoir vous débarrasser des cheveux « altérés ».

Puis, mes chères amies les youtubeuses me confièrent qu’il n’y a rien de mieux que le lait de coco pour effacer le henné. Couplé à de l’argile verte, ce serait plutôt efficace. Sans omettre le miel pour gommer l’aspect rêche.

À nouveau, je me suis exécutée plusieurs fois. Il vaut mieux faire plusieurs masques pour que le résultat soit probant. Me revoici la tête plastifiée pendant de longues heures, calfeutrée à la maison.

De mal en pis…

Le positif : On ne peut nier une certaine prouesse.
La couleur s’est effacée. Elle se veut bien plus cuivrée.
Le négatif : Le tout n’est pas uniforme. C’est un camaïeu de châtain doré bordelais… bref, c’est n’importe quoi. Et pour couronner le tout. Non seulement la texture est redevenue filasse mais les endroits desséchés ont conservé un aspect tout pourri. Mon cuir chevelu paraît plus gras.

Je repasse au chimique. La grosse boulette !

La larme à l’oeil, je décide l’innommable ! Je repasse au chimique ! J’en ai marre ! Au moins, lorsque ça ne me plaît pas, je peux rectifier le tir.
Sur internet, on me certifie que si le henné ne contient pas de sels métalliques (petits malins d’industriels qui mettent des cochonneries à l’intérieur), la coloration chimique est possible à condition d’en choisir une sans ammoniaque (on ne sait jamais).
Aroma-Zone me confirme que son henné est bio et garanti sans sels métalliques. Ooooh le soulagement !

« Ammoniaque ou pas, je n’ai pas le temps ! » Tête (et cheveux) brûlée, vous dis-je ! « Allons-y pour celle-ci ! »

CATASTROPHE. PATATRAS.

Lors de l’application, je sens mes mèches se raidir et se durcir. Ouh la, mauvais délire.
Finalement, la coloration ne se passe pas trop mal dans l’ensemble. J’ai toujours mes cheveux sur la tête. La couleur ? Elle ne se voit pas. Elle n’a pas pris. Je sens mes larmes revenir.

ON ARRÊTE ? BIEN SÛR QUE NON !

Lissons cette tignasse sans goût ni saveur au fer à lisser. HA HA HA. QUELLE CRUCHE !
Les mèches les plus sèches se sont mises à fumer et à changer de couleur. Elles se transformaient en paille à vue d’oeil.
Je crois que je n’ai jamais autant paniqué pour ma crinière…
Rinçage au vinaigre de cidre, bain d’huiles (olive et ricin), masque aux oeufs, tout y passe ! Je sauve mes cheveux in-extremis. J’ai eu chaud aux fesses et à la tête !

Ma perruque torturée et agressée est si moche maintenant. Je ressens de la fatigue rien qu’en la regardant. Je me demande s’il ne serait pas judicieux d’utiliser l’option 1 : me raser la tête !

Henné, ce qu’il faut ABSOLUMENT prendre en compte avant de se lancer

Si votre but est de passer au naturel sans retour en arrière, allez-y. Mais sachez que selon votre couleur naturelle, la coloration escomptée ne sera peut-être pas celle que vous obtiendrez. Dans beaucoup de cas, vous n’aurez que des reflets et point primordial, vous n’obtiendrez jamais, au grand jamais, une teinte plus claire que la vôtre. Oui, même avec du henné blond.

Si au contraire, vous aimez faire exploser un festival de couleurs différentes et variées sur votre crâne, oubliez le henné. Un fois que votre cheveu en est imbibé, il faut le couper ou attendre que la partie vierge repousse. Et ce, même si vous utilisez un henné neutre sans coloration.

J’ai fait un test sur eSalon. Leur réponse est sans appel.

Faites bien attention à la composition. PAS DE SELS MÉTALLIQUES. Jamais !

Auquel cas, vous devrez faire une croix sur les traitements chimiques de toutes sortes, y compris certains lissages (notamment le Japonais et le Coréen).

Le henné peut assécher vos cheveux. Pour éviter ce désagrément, il existe une multitude de recettes sur le net. À part le yaourt, le miel et le jaune d’oeuf, je n’ai rien testé. Je sais qu’on peut additionner des huiles vierges ou essentielles mais il faudra garder la main légère. Ces dernières pourraient contrecarrer les effets de la coloration.

Je vous conseille VRAIMENT de regarder 3 tonnes de tutos avant de vous décider et de choisir les solutions qui semblent convenir à votre type de cheveux.

Prenez un abonnement sur des sites dits « naturels » parce que vos soins futurs et l’entretien de votre chevelure se fera dans la continuité à grand renfort de poudres ayurvédiques et de mixtures de sorcière des bois (c’est mignon les sorcières des bois).

Et maintenant ?

Maintenant ? Hé bien, je suis complètement perdue. J’ai la sensation d’avoir sombré dans un piège invisible. Puisque les colos chimiques ne fonctionnent plus… non, pire, elles déchiquettent mes cheveux… Puisque patienter, jusqu’à posséder une vingtaine de centimètres de longueurs « pures », me semble insurmontable… Puisque adopter une coupe ultra courte est à exclure… Il ne me reste qu’une seule et unique solution, non ?! Replonger dans le monde (pas si) fabuleux du henné…

J’attends vos avis, mes p’tits Ramyeon ! J’ai grand besoin d’être convaincue.

À très vite et… JOYEUX NOËL

Entre poésie et cauchemar, les tableaux de LEE JEE YOUNG

UNE PHOTOGRAPHE DIFFÉRENTE

Lee Jee Young est une artiste photographe un peu particulière. Diplômée de l’Université de Hongik (université des arts de Séoul), que j’ai eu l’occasion de visiter lorsque j’étais en voyage en Corée, la jeune femme contourne la photographie traditionnelle pour immortaliser l’irréel.

Elle puise en elle pour créer de véritables univers à mi-chemin entre le doux songe de l’enfance et l’oppression du cauchemar. Durant des semaines, voire des mois, elle confectionne le décor de son tableau vivant à venir. Tout est fait de ses mains. Patiemment. Dans son petit studio pas plus grand qu’un mouchoir de poche, elle se met en scène pour un moment onirique suspendu dans le temps.

Comme sortie d’un conte effrayant, elle capture une scène forte engendrée par ses peurs les plus profondes, ses questionnements d’adulte, sa condition de femme…
Sculptures, peinture, mise en scène théâtrale, photo sans retouche numérique, avec tout ceci, Lee Jee Young s’adresse directement à notre inconscient. Je trouve son travail magique, poétique, fantasmagorique et tellement pertinent. J’adore et le partage avec vous.

SES OEUVRES

(Errer sans trouver d’issue)
BROKEN HEART (« Casser des rochers avec des oeufs » – Expression coréenne)
BIRTHDAY (Devenir quelqu’un d’accompli?)
OVERSLEEPING (Elle m’inspire la vulnérabilité)
MY CHEMICAL ROMANCE
THE LITTLE MATCH GIRL (Belle et triste à la fois. Elle me fait penser aux anges donc à l’au-delà.)
LOVESEEK
NIGHTMARE ( Elle porte bien son nom ! J’ai une envie folle de lui décrocher tous ces trombones. Ça me fait penser au burn-out.)
NEVERENDING RACE (Prisonnière de l’échiquier. Elle ne peut éviter les coups du sort.)
MAIDEN VOYAGE (Abandonner l’enfance?)
I’LL BE BACK (Submergée par les flots – Dépression)
RAW
CHILDHOOD (L’enfance faite de contes de fée se termine dans un endroit étroit et sombre, régi par le temps qui file.)
GAMER (La vie n’est que jeu et construction ?)
Spéciale dédicace à mon beau-frère et à ses petites briques en plastique. Hé hé.
BLACK BIRDS (Elle est horrible celle-là. Une autre version de psychose.)
(Une mer de plastique et un bateau en papier. La critique est claire.)
FLU (Je pense que l’image parle à toutes les filles.)
TREASURE HUNT (C’est ma préférée. Nous ne sommes que peu de chose.)

QUELQUES UNE BIEN ANGOISSANTES

ET D’AUTRES

Lee Jee Young a reçu le Sovereign Art Prize en 2012. Son travail, encensé par la critique a trouvé sa place dans de nombreuses galeries telles que celle du musée de la photographie de Kiyosato au Japon, celle de la Fondation pour l’art et la Culture d’Incheon, celle du musée OCI à Séoul ou celle de l’Opio’m Gallery à Cannes en 2014.

SOFIANE PAMART nous entraîne dans SEOUL

Sofiane Pamart est un jeune Lillois, virtuose du piano. Il reçoit la Médaille d’or du Conservatoire national de Lille à l’âge de 7 ans. Passionné de rap, il contribue avec les noms les plus connus de la scène Française comme Psy 4 de la rime, Kery James, Nekfeu ou Medine, devenant le pianiste référent de cette communauté musicale.
Pour cet artiste, le piano harmonieux et exigent, vient sublimer la force et la spontanéité du hip-hop. Deux mondes opposés se croisent et se marient pour le meilleur. Les codes sont brisés. Les barrières, affaissées.

Mais Sofiane ne s’arrête pas là. Après un master 2 en Eco Gestion obtenu à l’université de Lyon, le jeune homme crée une start-up du nom de YOUPIANO qui propose au grand public des solutions originales et innovantes pour apprendre à jouer au piano sans partition.

SEOUL

Aujourd’hui, Sofiane Pamart nous dévoile son tout premier clip : SEOUL. Plongé dans de nouveaux projet solo en direct de Corée, il fait naître de ses doigts cette merveilleuse composition qui nous emporte dans une Séoul énigmatique, belle, majestueuse qui distille un je-ne-sais-quoi de mélancolie dans le coeur de ses habitants.

La vidéo est superbe. Il faut dire qu’elle est parfaitement mise en valeur par des notes envoûtantes qui capturent notre attention dès les premières secondes.

MONTEZ LE SON ET LAISSEZ-VOUS TRANSPORTER.

Les PINCESSES DISNEY en version MANGA

On pourrait croire que je suis une grande admiratrice des Princesses Disney, or c’est faux. Par contre, j’adore les artistes amateurs (ou non) qui savent les transformer ou les positionner dans des situations à des années-lumières de leur monde calfeutré.

MARYAM SAFDAR est une artiste indépendante Pakistanaise qui aime ébaucher différents personnages qu’ils soient existants ou qu’ils sortent tout droit de son imagination. Son style est influencé par l’univers manga qu’elle affectionne particulièrement.

Les Princesses semblent reprendre vie sous sa plume semi-réaliste. J’aime beaucoup sa série de dessins. Tellement que je me prépare à faire un sitting devant Disneyland afin qu’ils ressortent tous les films en version Mari945 (le pseudo Deviantart de Maryam).


APPRÉCIEZ DONC

ALICE
ANNA
ARIEL
AURORE
BELLE
CENDRILLON
ELSA
ESMERALDA
JANE
JASMINE
MÉGANE
MERIDA
MULAN
POCAHONTAS
KIDA
RAIPONCE
BLANCHE-NEIGE
TIANA
CLOCHETTE

D’AUTRES SURPRISES SUR SON DEVIANTART

Je vous invite à visiter son DEVIANT. Il est génial. Vous y trouverez des portraits de certains membres des BTS mais aussi des portraits d’inconnus. Maryam nous propose son melting-pot à elle et c’est vraiment réussi. Vous auriez tort de ne pas y jeter un oeil.

MERCI MARYAM !


Et ciao, ciao les p’tites Nouilles !

PLT, un peu de magie et de poussière d’étoile


MAIS… MAIS… QU’EST-CE DONC ?!

Imagine la scène. J’étais tranquillement assise sur ma chaise de bureau en plastique. Je scrollais mes actualités Facebook à la va-vite. Puis un titre attire mon oeil de chouette : »PLT au Bataclan: un jeune collectif à suivre !« 

Sans lire l’article, je visualise un groupe de petits français mimant les standards de la kpop avec les attitudes qui vont bien. Et franchement, je ne suis pas encore prête à ça. Je zappe.

Je tique un instant, les sourcils froncés, perdues dans des pensées de premier ordre : « Le post disait COLLECTIF À SUIVRE », « Si c’est à suivre alors le groupe doit être assez bon, non? », « Pfff, ouais mais un groupe Français, quoi… », « Ils chantent en quelle langue en plus…? », « Mais… s’ils sont passés au Bataclan, c’est qu’ils assurent. »

Et me revoici sur ledit article. Cette fois-ci, je le lis consciencieusement. J’y apprends que PLT est en fait une collaboration entre 6 artistes appartenant au label coréen PLANETARIUM RECORDS. Ils n’ont rien de français, vous l’aurez compris. Mes suppositions étaient complètement erronées.
Le groupe est composé de Kei.G (souvent absent en public mais présent à la production), Jung Jinwoo, Villain, June, Gaho et Moti.
Le concert Parisien a été un succès. Les garçons ont mis le feu aux planches…

HA BON ?!

Ils ont interprété 26 morceaux. TANT QUE ÇA ?! Certains titres sont en commun et d’autres en solo. BEIN ÇA ALORS…


MAIS QUI SONT-ILS ?

Je cherche à en savoir plus sur eux mais les informations sur le net sont assez pauvres. Il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Un album est sorti en deux parties, l’année dernière. PLANETARIUM CASE#1 et PLANETARIUM CASE#2 comprenant une dizaine de chansons pour chacun.


HOCUS POCUS

Je me dirige vers Youtube. Ils ont une chaîne et je constate qu’elle est complète. Il est possible de tout écouter. TOUT.
Je jette mon dévolu sur HOCUS POCUS parce que, moi, la magie, j’aime bien.


LE CHOC !

Je clique. Quelques secondes sans musique. Juste un grondement. Puis, un son tout ce qu’il y a de plus groovy se distille par à-coups. Et là, je me fige ! MAIS QUE C’EST BON !!! PLT me sert un r&b qui se roule dans le smooth battu en rythme par les percus et les basses. C’est le coup de foudre instantané. Donnez m’en plus ! Je suis envoûtée !

PLT prépare-toi à chanter pour moi quotidiennement parce que ta place dans ma playlist est déjà assurée.


CRIMINAL !

IPPUDO : La chaîne qui n’a pas su me convaincre

DE LA SOUL-FOOD EN PROVENANCE D’HAKATA

Le premier Ippudo débarque en France au début de l’année 2016 en s’implantant dans le quartier du boulevard St Germain à Paris.
Créé en 1985 à Hakata, dans la préfecture de Fukuoka, le restaurant devient vite chaîne et s’exporte à l’international à partir de 2008. Il existe aujourd’hui plus de 50 établissements à travers le monde.
Ippudo promet du traditionnel et une ambiance unique, autant dire qu’il nous ouvre les portes sur un Japon tout ce qu’il y a d’authentique avec ses bouillons savoureux obtenus grâce à la longue cuisson des os de porc et ses fines nouilles fraîches.

SUR LE PAPIER C’EST BEAU MAIS EST-CE AUSSI ALLÉCHANT SUR PLACE ?!

Adorant les soupes de nouilles en tous genres, Ippudo me tentait depuis fort longtemps. Il ne me fallait qu’une excuse pour monter sur Paris et quelques bons compères pour m’accompagner. Oui, car c’est un peu gênant de s’asperger de gouttelettes de bouillon en dégustant un bol de ramen lorsque l’on est seule. Mais à plusieurs, on peut toujours accuser son voisin pour le chambardement sur la table en fin de slurpage.

Je choisis le restaurant de St Germain. Le pionnier.

Il est un peu tard. Le rush de midi est passé. Tant mieux. Avec mon petit dernier, je n’ai vraiment pas envie de braver la foule, ni d’attirer la honte sur moi lorsqu’il se mettra en tête de courir partout ou de faire usage de sa douce voix dans un de ses élans capricieux favoris.

Le restaurant est presque vide.

La serveuse qui nous accueille n’est pas forcément très agréable mais on s’en fiche un peu. Il y a un moment d’incompréhension lorsque je lui explique que j’ai un rehausseur portable. Elle m’enlève une chaise pour que je positionne la poussette à la place. Hum non… c’est un peu bas pour que l’enfant puisse grignoter.
Au final, je retourne chercher la chaise et installe le rehausseur. Elle me contemple médusée avant de retourner à sa besogne.

Le cadre est clair et reposant. Du blanc, de la pierre, du bois. On s’y sent bien. La salle bien qu’étroite est en longueur, du coup ce n’est pas étouffant.

Mais trêve de bavardage, il est temps de passer commande.

QUE MANGE-T-ON CHEZ IPPUDO ?

La carte peu fournie inspire de suite confiance. Ce qui est proposé doit forcément être bien préparé. Chaque bol de ramen coûte en moyenne 14€ sauf si par gourmandise vous y ajoutez des suppléments. Auquel cas, on le chiffrera aux alentours des 19/20€.

Il y a 5 types de ramen dont un veggie et un au poulet. Les 3 autres sont à base de porc servis dans un riche tonkotsu (bouillon d’os de porc) à l’aspect laiteux.

Si vraiment vous détestez les soupes ou si vous craignez de salir votre superbe haut jaune poussin à pois blancs, sachez qu’il y a des petits bols de riz garnis (donburi) mais aussi des salades, du poulet frit, des gyozas, etc.

Nous avons opté pour deux Karaka, un Tori Shoyu et une portion de gyoza pour Petit Dernier parce que même s’il a déjà déjeuné, il a le droit de goûter et de faire comme les grands.

Le Tori Shoyu (au poulet)

Le Karaka (épicé, au porc et au veau)

La portion de Gyoza

Les bols ne sont pas énormes. Ce point m’a déçue. Je pensais en avoir pour mon argent mais je trouve le prix excessif pour la quantité de viande et de nouilles. Je crois que c’est la première fois que je finis un bol sans avoir besoin de déboutonner mon pantalon (de toute façon, les robes, c’est la vie).
On vous demandera la cuisson souhaitée pour vos pâtes. Choisissez plutôt Kata ou Bari kata (al dente ou très al dente). Des nouilles trop cuites finiront par gonfler et par devenir pâteuses.
Au niveau du goût des ramen, je reste encore dans le semi négatif. Ce n’est pas mauvais en réalité mais il manque un je-ne-sais-quoi de saveur.

Pour les gyozas, même constat. Ce sont de petits gyoza. Par contre, ils sont très bons.

Au-delà du visuel, je ne me suis pas sentie transportée au Japon. Mon derrière est resté dans l’avion et s’est perdu en plein vol.


Pardon Ippudo, j’aurais voulu être plus enthousiaste, crois-moi…

En boisson, ma Grande a choisi une limonade Ramune, la célèbre limonade à bille qu’il faut enfoncer dans la bouteille pour espérer goûter à l’élixir. C’est rigolo et bébé n’a pas manqué de la faire tinter en secouant la bouteille vide, ce qui a ravi nos voisins de table.

Petit détail. J’ai adoré les bouteilles d’eau glacée que l’on vous dispose directement sur la table et qui fait office de carafe d’eau de luxe.

Malgré l’agitation de Bébé et la petite déception gustative, nous avons tout de même passé un bon moment et c’est le principal, non ?

EN CONCLUSION

Si je devais vous conseiller un restaurant, je vous dirigerais plutôt vers ceux de la rue Ste Anne ou même vers l’excellent Kodawari Ramen dont on reparlera prochainement.
Mon avis diverge avec ceux du net. En tapant, « Ippudo avis » dans votre barre de recherche, vous constaterez qu’il est hautement apprécié des internautes. Mon jugement est sûrement un peu dur mais en comparant ce restaurant à d’autres, il ne peut en être autrement. C’est bon mais je m’attendais à beaucoup mieux. Au final, je n’ai pas été complètement conquise. C’est une chaîne et ça se ressent.

DATE À RETENIR

Le 21 février 2019, oui demain, Ippudo St Germain (14 rue Grégoire de Tours Paris 06) fête ses 3 années d’existence. À cette occasion, les bols de Shiromaru et Akamaru seront à 5€ de 12h à 23h. Alors profitez-en ! Ce serait bête de louper cet événement surtout si vous déambulez dans le coin.
À ce prix-là, armez-vous de patience et filez faire la queue. Une aubaine pareille, ça ne se refuse pas.


ITADAKIMASU, les p’tites nouilles !