MA MÉMOIRE ASSASSINE de KIM YOUNG HA

Saleté de maladie ! Alzheimer s’est mise à grignoter la mémoire de ce pauvre vieillard de 72 ans. Armé de son magnétophone, Kim Byeong Su tente par tous les moyens de retenir son quotidien qui fuit lentement.

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Est-ce qu’il a bien pris ses médicaments ? A-t-il mangé ? Eun Hee, où est sa fille Eun Hee ? Depuis qu’elle a rencontré ce crétin de Pak Ju Tae, elle découche de plus en plus souvent.

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Et Pak Ju Tae… Comment dire à Eun Hee que cet homme est un tueur ? Comment lui expliquer qu’il a vu la bête dans son regard ? Cette bête assoiffée de sang, il ne la connaît que trop bien car elle vit aussi en lui.

Son premier crime il l’a commis à 15 ans alors que la Corée du Sud survivait à peine à sa guerre fratricide. Depuis il ne compte plus ses victimes. À une époque où les affaires classées s’empilaient par manque de preuves, Kim Byeong Su s’est épanoui dans son art morbide en enterrant hommes, femmes et enfants.

À 44 ans, un accident le force à prendre sa retraite. Il vit alors paisiblement aux côtés de sa fille jusqu’à l’annonce de sa maladie. Malgré tout, son passé reste bien vivace. Il s’y accroche de tout son être comme pour se prouver sa propre existence.

Mais ce Pak Ju Tae… Il doit l’éliminer ! Depuis quelques temps, un tueur en série sévit dans le voisinage. C’est forcément ce monstre de Pak. Et Eun Hee qui s’est entichée de lui. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est née avec un destin particulier ! Mais il ne la laissera pas mourir. Il arrêtera Pak avant qu’il ne fasse du mal à sa fille. Il a encore de la ressource. Il peut tuer Pak. Il le fera…

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MA MÉMOIRE ASSASSINE est une oeuvre de KIM YOUNG HA parue en 2015. J’ai acheté ce bouquin, un beau jour, en me baladant sur Paris avec ma soeur. Je cherchais de la littérature Coréenne car je ne connais que peu d’auteurs et la couverture a attiré mon regard. Puis, j’ai lu le résumé qui m’a surprise.

Une histoire de vieux tueur forcé de reprendre du service alors qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer, c’est un sujet plutôt original.

Curieuse, je l’ai embarqué à la maison et il est d’abord resté sur ma pile de « choses à lire ».

Lorsque je me suis décidée à attaquer ce petit roman, j’ai eu un choc. J’étais là… debout sur mon quai de RER et il m’était impossible de détourner les yeux de ma lecture. Le monde autour n’existait plus. J’étais happée dans celui de Kim Byeong Su, ce septagénaire féru de philosophie et de poésie mortifère, qui m’expliquait le plaisir de tuer, le dépassement de soi à chaque nouvelle victime. Puis un diagnostique tombe. Tout s’écroule au ralenti jusqu’à disparaître pour toujours.
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On est alors relié à l’homme et à sa lente déchéance. Ce qu’il ressent, nous le vivons. KIM YOUNG HA a cette façon d’écrire ultra pertinente et dynamique qui fait que le bouquin se transforme en un film projeté directement dans la tête du lecteur. Les scènes s’échappent du cerveau du protagoniste pour venir se figer dans le vôtre. C’est extraordinaire !

Je suis de suite tombée amoureuse de cet auteur. Rapidement, je me suis procurée d’autres oeuvres. J’espère vous en parler prochainement.

Son style, bien cadencé, est emprunt d’un humour noir auquel je succombe littéralement.

Lorsque le doyen nous raconte les bizarreries quotidiennes auxquelles il doit faire face, toutes ces anecdotes qu’il subit sans les comprendre, ces lieux qu’il ne reconnaît pas, ces spectres de souvenirs qui s’envolent en fumée, il nous les narre avec sarcasme et ironie et c’est presque jouissif.

On a honte mais on ne peut détourner le regard et la lecture se poursuit, dévorante.

Arrive le moment où tout bascule… On comprend enfin. L’auteur nous a baladés tout au long des pages. C’est énorme !

Alors que l’on se concentre sur l’autre assassin, alors que l’on souhaite sauver Eun Hee, alors que l’on encourage Kim Byeong Su a tuer – LA CRUELLE VÉRITÉ !

On se sent comme ce vieux pépé malade : Dupé par les événements, par l’inconnu. Tous les certitudes deviennent des incertitudes.
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C’est magistral !
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LA MÉMOIRE ASSASSINE ou MEMOIR OF A MURDERER

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En 2017, un film voit le jour sous la direction de WON SHIN YUN (The Suspect, Seven Days). Je ne l’ai pas encore regardé mais c’est en projet. Si le coeur vous en dit, je vous invite à chercher le trailer disponible sur Youtube. Je ne le posterai pas ici pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture à ceux qui préféreraient opter pour le livre. D’après les quelques images, je devine un film d’action bien tourné mais je ne suis pas certaine qu’il apporte le même impact que sa version papier. À vous de choisir !

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OH… Avant que je n’oublie…
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UNE TRÈS BONNE


LECTURE À TOUS !
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[Petit Edit : J’ai vu le film et c’est… une grand déception. Je n’ai pas du tout aimé. À vous de me dire ce que vous en avez pensé.]

Le CHÉRUBIN qui faisait PIPI

Un jour, Lisa s’en fut faire un citytrip ! Elle quitta la France pour sa voisine, la Belgique. Le temps d’un périple de deux jours, elle visita Bruxelles.

Elle fit alors connaissance avec le Manneken-Pis, cette statue célèbre d’à peine 50 cm représentant un enfant en tenue d’Adam, faisant un gros pipi.
Curieuse, elle chercha à en savoir plus sur ce poupon à la renommée mondiale.

Un peu d’histoire pour commencer…

Les origines de la statue sont un peu confuses. On sait que la statue dont la première version était en pierre, fût remplacée en 1619 par la version actuelle en bronze.
Elle représente l’ouverture d’esprit des Bruxellois.
D’abord posé sur un pilier, on déposa le « Petit Julien » (son autre nom) au creux d’une niche en 1770.

Mais qu’est-ce qui inspira cet « enfant qui pisse » ?!

Il existe plusieurs petites histoires à ce sujet.

Ce serait le petit duc de Lotharingie Godefroid III qui se redressa dans son berceau, qui trônait en plein champs de bataille, pour se soulager. Cette image redonna du courage aux troupes qui se lancèrent à coeur vaillant sur l’ennemi.
Une autre histoire raconte que l’enfant d’un riche bourgeois qui le déclara disparu, fût retrouvé alors que le garçon urinait au coin d’une rue.
Une troisième histoire narre qu’une mèche d’explosif fût inondée par le jet d’un jeune garnement et ainsi, la ville sauvée.
Ou encore, et cette fois-ci on donne dans le farfelu, qu’un petit adorait vider sa vessie sur la maison d’une sorcière. La vilaine dame, outrée, voulu changer l’enfant en pierre mais un saint homme déposa une statue à la place du bambin.

Aujourd’hui, le Manneken-Pis, mondialement connu, est devenu un vrai fêtard. Il participe à un tas d’événements plus ou moins culturels. L’eau qui s’écoule de sa personne est parfois substituée par de la bière qui sert à remplir les verres des badauds qui trinquent joyeusement. Heum… je vous l’accorde… l’image est un peu scato… mais pourquoi pas !

Plus on a d’idées folles et plus l’on rit !

L’autre idée, et que je trouve relativement sympathique, est celle de vêtir ce petit homme nu en hommage à telle ou telle contrée, à tel ou tel personnage, ou encore à telle ou telle célébration.
C’est d’ailleurs ce qui a inspiré cet article car je voulais partager avec vous ces clichés que j’ai trouvé sur le net (notamment grâce à son site dédié).

En arbalétrier

En confrère du Petit Vin blanc


En Serbe


En AGRO (?!)


En clown


En préservatif (Pour la journée contre le sida)


En 112 SOS


En Africain


En agent de nettoyage


En Baseballeur


En sportif Para-olympique


En Berger Catalan


En Bolivien


En Chef Boulanger


En Brésilien


En Christophe Colomb


En Colombien


En Astronaute


En Dracula


En Elvis


En Portugais


En petit chanteur de rue


En titi Parigot


En Chinois


En Hip Hop Boy


En Jamaïcain


En Marocain


En Mexicain


En Nelson Mandela


En Nicaraguayen


En Papa Noël


En Pompier


En Reporter sans frontière


En coureur du Tour de France


En Américain patriote


En Vietnamien


En Obélix


En D’artagnan

D’autres Manneken-Pis sont dispersés dans le monde comme en France (à Colmar), en Afrique ou au Japon.

Et c’est avec le Japon que je vais clore ce voyage autour du chérubin qui faisait pipi.

À Tokyo, on peu admirer notre Petit julien en gare de Hamamatsuchô, au niveau du quai 3-4.

Comme celui de Bruxelles, il est régulièrement habillé de différentes manières.

Les Japonais aiment tellement cet emblème que le 3ème leader automobile du pays, Honda, en a fait le symbole de l’énergie à l’hydrogène conçue pour ses nouveaux modèles de voiture; modèles présentés au salon de l’auto de Tokyo 2013. Le réservoir de ces 4 roues peuvent se remplir en 3 minutes et permettre au conducteur de rouler sur 500 km.

Autrement dit un flux incessant est distillé du réservoir vers le moteur. Un peu comme le pipi du Manneken-Pis…


Bon… Fallait oser tout d’même….

Quant à moi, j’ai été surprise de me retrouver face au jet cristallin du petit bonhomme, car oui, il est vraiment petit. C’est d’abord une foule qui apparaît au détour d’une rue. Il a fallu jouer des coudes pour prendre quelques clichés flous de la statuette. Secrètement, j’ai espéré qu’il soit déguisé mais malheureusement il n’était vêtu que du froid de l’hiver.

Je vous dis à très bientôt avec peut-être le récit de mes aventures Bruxelloises.

Tchao Tchaaaaao

PSY – GENTLEMAN [Retour sur un retour (un peu raté)]

 

HO MA GAD !!!!! Le net en ébullition POUR LA SECONDE FOIS à cause de PSY !

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Et oui, aujourd’hui je vais vous parler de l’avant-avant-avant-avant-avant-avant-avant-avant-dernier titre du chanteur à avoir traversé les frontières. Du TUBE qui aurait dû détrôner GANGNAM STYLE ou, tout du moins, l’égaler.

Ainsi, durant l’été 2013 nous vîmes Psy revenir au galop et à l’annonce de son retour, la toile se mit à trépigner !
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Non mais, franchement…

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Qu’est-ce que c’est que toute cette excitation abusive?! Je veux comprendre! Ce Psy reste, pour moi, LE mystère non élucidé du 21 ème siècle. La médecine, la science, la technologie? De la gnognotte à côté de l’homme à lunettes.

Le monde entier frétille. Certains ricanent, certains prient, d’autres secouent tristement la tête, mais TOUS clament que le chanteur ne réitérera pas le succès de GANGNAM STYLE. Ils attendent devant leurs écrans, surveillant les vues sur YouTube qui augmentent… augmentent… augmentent…
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Et qu’est-ce qu’on s’en fout !!!!!

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Un succès si fulgurant est rarement reproductible. Même les plus grands ont échoué. Je n’insinue pas que Psy est un artiste de pacotille mais soyons sérieux, GANGNAM STYLE a eu le vent en poupe grâce à l’attrait de la nouveauté, à sa danse particulière, à ses rythmes abrutissants, le tout édulcoré par un effet Borat à la Coréenne.

Une fois, ça va, mais récidiver n’est pas aisé. Ne serait-ce qu’à cause du ras-le-bol planétaire que ce monstrueux titre a engendré.
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Et pourtant…

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Notre principal intéressé semble mettre en oeuvre le même plan d’attaque, avec GENTLEMAN, afin de retrouver sa place au sommet.

Pensé de A à Z, le lancement du single a été prévu pour le lendemain du gigantesque concert donné au Stade de Séoul où la chanson a été interprétée pour la première fois. Le petit malin s’est arrangé pour transmettre l’événement sur Youtube et en direct, s’il vous plaît!
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En 48 heures, il pulvérise encore de nouveaux scores avec ses 51 millions de vues pour le clip. Merci à tous les curieux qui n’en dormaient plus tant l’attente de ce single devenait insupportable…. J’ai tenu deux bons jours mais je me dois de faire publiquement mon mea culpa, j’ai craqué à mon tour !
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Et voici la merveille…
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Que vois-je….?

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Psy se serait copyrighté lui-même !!!!!!!!!!!

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Tous les ingrédients de GANGNAM STYLE ont été ressortis du placard, à peine revisités et servis dans le même plat!
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Quelle déception, n’est-ce pas?!

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Nous retrouvons le fleuve Han, les papys Séouliens, les jeunes donzelles très peu vêtues qui s’arrachent deux os à chaque déhanchement, l’ascenseur, une piscine, le parc pour enfants.

Les mêmes poses avec notre bonhomme allongé par terre entre deux paires de jambes masculines, cette fois.

Monsieur Tête-de-Champignon-à-costard-jaune-canari est de retour lui aussi, ainsi que l’individu à chapeau qui a troqué celui-ci pour une tenue rose et qui maintenant apparaît dans les miroirs.

Il y a également la salle de sport, l’entrepôt aménagé en discothèque et les chorés à plusieurs.

Les toilettes ont disparu mais leur ombre plane toujours ! Entre les envies pressantes de s’asseoir sur la cuvette et les bouffées d’air odorantes… On atteint le top du top de l’humour gras et ringard !
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En parlant d’humour, Psy joue sur le registre de la misogynie, en totale contradiction avec le titre du morceau. D’ailleurs, je trouve qu’il glisse un peu trop vers la vulgarité, sûrement dans le but de nous faire plaisir, à nous les petits occidentaux, parce que le vulgaire… ça nous fait vibrer ! (Il suffit de jeter un coup d’oeil à nos programmes télé!)
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Ainsi, à l’instar de son précédent succès, une jeune femme (jouée par GAIN – C’était HYUNA dans Gangnam Style) est capable de le tirer de son train-train de trouble-fête. C’est sa version au féminin. Elle est sans peur. Une traumatiseuse d’hommes, carrément dévergondée, qui adore se tartiner de crème (ou de fromage) lorsqu’elle mange des choses cylindriques à enfourner allègrement dans la bouche.
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Pour ce qui est de la musique. Rien à ajouter, rien à dire. Nous sommes encore et toujours dans la même rengaine que GANGNAM STYLE. Le OPPA a été remplacé par un MOTHER FATHER GENTLEMAN… heu… oui… d’accord… Après le frère, les parents! Pourquoi pas?!
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En ce qui concerne l’impression globale à la première écoute, on entend uniquement du bruit sans véritable mélodie. Puis, les fois d’après, ça s’insinue dans votre tête! Et c’est horrible!

La chorégraphie….

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Psy a dû se rendre compte que « la danse du cheval » n’était pas si simple que ça pour le commun des mortels. Par malheur, on lui a demandé, maintes et maintes fois, de la refaire.

À deux heures du matin, alors que vous avez nombre d’heures de décalage horaire dans les sabots et qu’on vous supplie de faire le clown, ça devient vite lassant.
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On dirait que Psy a été pris à son propre jeu!

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Il a donc trouvé LA solution. Une danse de « snobinard provocateur »! On balance ses mains à la façon d’un « Thriller », la moue boudeuse, qui signifie « Allez! Casse-toi! »… on bouge ses hanches façon balancier lascif, les mains en l’air, au niveau de la tête… et le tour est joué!

Non seulement il n’aura plus à sautiller sans arrêt, mais tout un chacun peut exécuter ces pas sans difficulté. C’est tout bénef!
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Dites-moi… le Psy là?! Il ne nous prendrait pas un peu pour des imbéciles??!
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En attendant… Qu’on se le dise… Nous sommes fichus. Le monsieur s’est mis en tête de nous hanter à CHAQUE saison ensoleillée. Heureusement (?!), après une tentative infructueuse en featuring avec SNOOP DOGG, l’année suivante, la folie PSY s’est tarie. HANGOVER nous aura causé une overdose.

TORAYA, WAGASHI et volupté

J’en appelle à toutes les gourmandes raffinées ou pas; à tous les amateurs de gastronomie; ou en le formulant de façon moins distinguée : à tous les estomacs !

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Que faire, lorsque l’on est déjà à découvert (merci la rentrée scolaire), par une belle après midi ensoleillée en plein Paris qui vous accueille à bras ouverts ? Dépenser bien sûr !!!
Et manger, manger pour oublier que vous êtes toujours coincé sur le territoire français, loin des cigales nippones et des yukata fleuris! (Destination prise tout à fait au hasard.)

Mais attention : il ne s’agit pas de se bâfrer goulûment comme on le ferait devant un grand bol de ramen ! Non, non !
Je vous parle de luxe, de calme et de volupté…
Vous n’être pas du genre raffiné ? Ça tombe bien moi non plus ! Cela ne m’a pas empêché d’adorer l’endroit que je compte vous présenter et même d’en redemander !!

Il faisait chaud, et j’étais en mode Sunako sous sa cape noire, affolée par la ruche effervescente des rues parisiennes, cherchant désespérément un lieu clame et reposant où me poser. Lorsque je me souvins !
Au cœur du quartier de la Madeleine, là où foisonne les pâtisseries les plus réputées, se trouve un adorable salon de thé japonais, pour ne pas dire le meilleur de Paris. Après un MABUSHIII (*exclamation d’émerveillement) bien placé et de circonstance, j’ai osé franchir les portes sobres de l’établissement pour me retrouver à une table accueillante et intime. Les serveuses sont Japonaises et la clientèle l’est bien souvent aussi. Sur fond d’oiseaux chantant (il ne manque plus que le son du ruisseau) on peut aisément se décontracter et oublier ses soucis le temps d’une tasse thé fumante !

Mais si le lieu invite au repos, il propose surtout des mets… incroyables. A condition d’y mettre le prix bien sûr ! Je ne vous le cache pas, ici il s’agit de pâtisseries haute couture, celles qui ravissaient les geisha, celles que l’on offre pour les grandes occasions et dont chaque pièce a son histoire et sa signification.

Mais bon… On n’y va pas tous les jours et on ne vit qu’une fois !
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Je vais donc faire d’une pierre deux coup en vous parlant à la fois du salon de thé TORAYA (mince je n’avais toujours pas dit son nom) et des douceurs nippones, désignées sous l’appellation de Wagashi.

Wagashi : Quésako?!

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Le Repas Traditionnel Japonais ne Comporte pas de Dessert. De ce fait, les Gâteaux Japonais (Wagashi, 和菓子) sont le plus Souvent Consommés au Cours de Réunions Festives et à L’Heure du Thé.
Comparée à la Pâtisserie Européenne, la Pâtisserie Japonaise est Très Peu Développée. Elle Offre Cependant quelques Délices Originaux comme les Gâteaux Fourrés à la Confiture de Haricots Rouges ou Blancs.
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Depuis les Origines, un Gâteau (Okashi,お菓子) est Souvent Servi avec le Thé au Cours de la Cérémonie du Thé. Ce Gâteau doit Prolonger le Goût du Thé Vert et en Atténuer L’Amertume. L’Okashi est Toujours Présenté Artistiquement. Sa Forme, sa Couleur et sa Texture Participent à L’Esthétisme Zen Propre à la Cérémonie du Thé. Une Caractéristique que l’on Retrouve dans la Pâtisserie Japonaise D’Aujourd’hui…

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Cette pâtisserie venue d’Asie se distingue par ses préparations légères, peu sucrées, aux parfums délicats et subtils (voire, parfois trop subtils). L’intérêt est placé avant tout dans le plaisir visuel et les textures. Ce n’est pas avec les wagashis que vous risquez l’écoeurement, mais juste la ruine, car ces plaisirs sensuels appartiennent à la catégorie des mets de luxe.
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Le terme wagashi est récent, il date de la fin de l’ère Taishô (1912-1926) — wa voulant dire japonais, et gashi, sucrerie, douceur, fruit. Il fut créé pour différentier la pâtisserie traditionnelle de la nouvelle (yogashi), importée de l’Occident. Si le terme est moderne, cet art remonte à des temps très anciens, et son histoire est intimement liée à celle du pays et de sa religion.
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En 538 (ou 552, selon les dates traditionnelles), le bouddhisme apparût sur l’archipel. Il a été importé avec l’importante vague d’immigration coréenne (kikajin) qui a commencé au début du VIe siècle, principalement dans les régions actuelles d’Ôsaka et de Nara. Le roi du Baekje (ouest de la Corée) aurait alors fait porter une statue en bronze doré de Bouddha au roi du Japon, afin que ce dernier bénéficie de la “Lumière”.
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En 553, ou peu après, c’est presque une expédition savante qui vient du Baekje. Prêtres, devins, médecins, hommes de sciences, artisans qualifiés, c’est toute une culture et des savoir-faire qui débarquent de la Corée en mission quasi-civilisatrice. Outre les nouvelles croyances occultant les dieux anciens (kami), c’est quantité de nouveaux usages et technologies qui arrivent : métallurgie, textiles, travail de la laque, peinture, fabrication du papier, écriture et usages culinaires. Le Japon entre dans l’histoire, c’est ce qu’on appelle la culture d’Asuka (585-670).
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Le Japon avait déjà une tradition de la riziculture sur sa côte Ouest (Yayoi), importée de Chine depuis plusieurs siècles. C’est donc sans problème que les religieux venus de Corée ont pu développer la confection de gâteaux votifs, à base de riz (moshi et dango).
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À l’époque de Nara (710-794), le bouddhisme se structure (voire s’étatise) et les liens avec la Chine sont étroits. En 752, le grand Bouddha Vairoçana de Nara est inauguré en grande pompe par un important contingent de moines chinois. Dans le réseau des temples d’État (kokubunji), on fabrique des gâteaux de riz servant d’offrande aux ancêtres, comme dans tous les temples du continent.

.Longtemps cantonnés à un usage rituel, les gâteaux de riz prennent peu à peu place sur la table des familles nobles au cours des siècles qui suivirent. Il faut savoir que dans ces temps anciens, si les modestes populations du Yayoi cultivaient du riz, ce n’était pas pour leur consommation, mais pour payer l’impôt. Manger du riz n’était alors pas du tout dans la culture populaire.

L’époque de Heian (794-1185) qui suit est une sorte d’âge d’or de la culture japonaise, quintessence du Yamato damashi (esprit japonais). La cour, installée à Kyôto, développe un art de vivre raffiné. Les gâteaux de riz s’imposent sur les tables, et comme en-cas. On trouve des références dans la littérature au tsubakimochi, gâteau de riz (mochi) enveloppé d’une feuille de camélia.
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Par la suite, les préparations se sont raffinées à la fin de l’époque de Muromachi (1392-1573) et pendant l’époque de Momoyama (1578-1615), notamment avec les premiers contacts avec les occidentaux. Le commerce avec le Portugal (les Portugais arrivent à Tanegashima en 1543), et plus tard l’Espagne, a amené de nouvelles recettes et ingrédients, et c’est de cette rencontre que date l’introduction du sucre et des oeufs dans les préparations. Les wagashis prennent leur place dans la cérémonie du thé qui se développe à cette époque (le thé est arrivé de Chine au XIIe siècle).
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Au cours du XVIIe siècle (époque d’Edo), la pâtisserie se démocratise et devient courante dans les cérémonies de thé, ainsi que comme cadeau. Les formes classiques de wagashi de développent pour atteindre celles qui sont encore produites de nos jours.

L’influence étrangère très présente durant l’ère Meiji (1868-1912) a considérablement marqué la pratique de la pâtisserie, et le wagashi a incorporé nombre de techniques occidentales au profit d’une créativité à son apogée et de formes sans cesse renouvelées.
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Le wagashi, c’est d’infinies variations au gré du créateur qui peuvent être classées dans 4 catégories : les gelées (yokan), les sucreries (higashi, pièces moulées en pâte de sucre et farine de riz), les gâteaux de riz (manju, boules cuites à la vapeur) et les gâteaux cuits au four (yakigashi, monaka, sortes de sandwichs fourrés aux haricots). Les ingrédients de base sont le sucre de canne (wasambon-tô), les haricots (azuki, blancs et rouges), la farine de riz et la farine de blé, le kanten (agar-agar) pour les gelées. On trouve également le soja et la pomme de terre, et peu de matières grasses, ce qui en fait des desserts riches en protéines très digestes.
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Dans le pays où la chute d’un pétale de fleur de cerisier est une expérience esthétique et existentielle de premier ordre, où la préparation de thé donne lieu à une cérémonie codifiée, la pâtisserie ne pouvait être un quelconque plaisir sucré pour fin de repas. On y trouve donc une recherche esthétique très poussée et une intégration des grands piliers culturels du Japon (nature et saisonnalité, poésie, mythologie) qui en font le support d’émotions esthétiques à part entière, et ces wagashis se veulent autant des sollicitations de l’esprit qu’une fête des cinq sens, et même des tentatives d’union avec le sacré. La présence des saisons y est très importante : si vous pouvez trouver tous les gâteaux tout au long de l’année dans une pâtisserie française, il n’en est rien au Japon où beaucoup de recettes sont associées à une période de l’année. Ce n’est qu’au printemps que vous pourrez trouver le tô-zakura (horizon vaporeux de cerisiers en fleurs)…
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Il y a donc plus de mille ans que la pâtisserie japonaise est née, émanant de la sensibilité des japonais au Beau et au délicat, et de leur amour pour la nature et le passage des saisons.

C’est d’autre part un art qui s’adresse aux cinq sens.
Il serait bien superficiel de rappeler que la pâtisserie japonaise flatte l’œil aussi bien qu’elle régale le palais (la vue et le goût).
Elle évoque la délicatesse du contact d’abord sous la pression légère de la main et du bâtonnet, puis celle du palais et de la langue (le toucher). Son parfum doux et caractéristique lui confère toute sa finesse (l’odorat).
Les noms poétiques des pâtisseries sont liés au sens de l’ouïe. Tout ceci traduit bien le caractère de cet art japonais.
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Quelques exemples de gâteaux chez TORAYA

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GÂTEAUX FRAIS DE SAISON
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Toraya propose de nouveaux wagashi tous les 15 jours. À vous de les découvrir via le site ou sur place.
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MANJÛ DE SAISON
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Le manjû est une brioche cuite à la vapeur fourrée à la pâte d’azuki rouges.
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SPÉCIALITÉS DE TORAYA PARIS

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Ce sont des pâtisseries hybrides, nées à mi-chemin entre la France et le Japon, confectionnées à partir d’ingrédients du terroir. Vous y retrouverez des yokan (pâte d’azuki en gelée), des gâteaux, des dorayaki et même une galette des rois lorsque c’est la saison.
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MONAKA

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Ce sont des gaufrettes (souvent en forme de fleur) fourrées à la pâte d’azuki rouges ou blancs.
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Toraya

10, rue Saint-Florentin, 75001
Tél. 01 42 60 13 00
Métro : Concorde, Madeleine.

Site web 

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Pionnière en France, cette pâtisserie-salon de thé a ouvert ses portes en 1980, dans le but de promouvoir la tradition des Wagashi en France.
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AVIS D’une gourmande

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Il est vrai que j’aime les belles choses, et cela malgré mon caractère bourru. J’ai donc pu déguster un vrai thé Matcha (attention c’est très fort et amer. Il faut être habitué au goût avant de se lancer). On remarquera que la carte suit les saisons, et est donc très variée !
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C’est un ravissement des sens : On n’ose à peine croquer dedans tant la pâtisserie est belle ! Et je ne vous parle pas des ustensiles tout aussi raffinés ! On se sent emporté à la période d’Edo, dans un pavillon de thé.
Je n’ai pas été déçue. En été, il est possible de déguster une glace avec un thé glacé à l’orgeat.  Léger et rafraîchissant, nullement écœurant, mais subtil et doux.
La Glace à la pâte d’azuki rouges, dressée d’un coulis d’azuki entiers et d’un biscuit au gingembre. C’est sublime ! J’en suis ressortie détendue et ravie. (Le plaisir de l’interdit bancaire en plus.) Il y a d’autres goûts à découvrir puisque la carte change constamment.
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Je raffole de la pâte d’azukis rouges. Elle est aux japonais ce qu’est notre Nutella, mais disons qu’elle se rapproche davantage de la crème de marron. C’est très doux et sucré mais pas trop. Certes il faut aimer… Ma soeur et mes garçons, par exemple, n’aiment pas.
Autant s’y familiariser en achetant un gâteau ou un Yokan, ailleurs. En épicerie Japonaise tel que Kioko, c’est très bien ! Car n’osez pas dépenser autant dans un salon de thé tel que Toraya sans être sûr de vos goûts !
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Ma première glace pilée au thé Matcha fut un véritable échec (Le goût trop prononcé du thé auquel je n’étais pas encore familière m’a tout de suite agressée.) tandis que maintenant je ne peux plus me passer de ce goût qui vient équilibrer le côté sucré des pâtisseries.
Je cuisine parfois avec les azuki (bien qu’il soit plus aisé de l’acheter déjà en pâte préparée) mais ce qu’on nous offre ici n’a rien à voir. La saveur est supérieure, décuplée.
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N’ayez pas peur d’y entrer : Vous êtes un précieux client, et on vous servira en tant que tel ! L’endroit vaut le détour, histoire de se sentir princesse d’un jour ! CARPE DIEM !

LISA se prend pour une ROMANCIÈRE !

Ha ha ha, mais quelle bonne blague, me diriez-vous?!

Vous n’auriez peut-être pas tort…

Cela dit, avant de flirter avec le merveilleux monde du blog, je m’étais adonnée à une tentative d’écriture lors de mes sombres soirées d’hiver où je n’avais pas de dramas à regarder.

Depuis j’ai un peu abandonné mon récit… Mais toujours est-il qu’il traîne encore dans un coin de mon pc, caché au milieu de mes papiers administratifs, cv et lettres de motivation.
Alors, soyons complètement déjantée ! Postons-le !

Peut-être même, que si vous êtes sages, vous aurez la suite… Ou pas… *joke*

Chap. 1

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L’horloge murale affiche 11h43. Encore 17 minutes avant l’heure de table. Je n’en peux plus de cet ordinateur et de ces fichiers avec tous ces chiffres. En fait, j’ai toujours eu horreur de tout ce qui attrait aux nombres. C’est à se demander comment j’ai pu atterrir à ce poste de compta.
Ha si, ça y est, je m’en souviens… Il semblerait que ma mère m’y ait fortement poussée dans ma jeunesse !
Je grimace en louchant rien qu’à cette pensée. Cathy, ma voisine de bureau me regarde avec un air interrogateur, limite moqueur: 

– « Ho la ! Tu as si faim que ça ??! Qu’est-ce que c’est que cette tête ?… C’est bon, Nina, tu vas le voir ton beau prince, stresse pas !!! »

Et la voilà qui éclate de rire.

Je pose deux yeux interloqués sur elle. Ma grimace s’intensifie lentement. Je dois avoir l’air complètement idiote. un gros point d’interrogation se dessine sur mon visage.
Au bout de trois secondes, une éclaircie apparait enfin au fond de ma pupille. Je sors de ma léthargie :

–  » Haaaaaa okay ! C’est ça ! Moque-toi, va ! C’est pour cette raison que tu acceptes de déjeuner avec moi ?! J’comprends mieux. En vérité, c’est  juste pour te foutre de ma gueule, hein ?! Sorcière, va ! »

-« Bein, évidemment ! Tu ne crois quand même pas que c’est pour te regarder minauder devant ton serveur ? », réplique Cathy, du tac-au-tac.

– « Gnia, gnia, gnia, d’abord ! Et il n’est pas serveur. Le pub est à lui. », dis-je en marmonnant.

Cathy repart d’un rire franc.
L’instant d’après, elle se replonge dans ses tableaux de compta.

Je regarde mon écran et pousse un rapide soupir. Si elle m’entend, elle risque de m’envoyer encore une de ses magnifiques boutades…

Mais elle a raison. Je profite de sa bonté pour la trainer au pub « Big Ben ». (Je me demande pourquoi il porte ce nom.) Toute seule, je n’aurais pas osé y déjeuner. Le serveur, enfin, pardon, le proprio…. Bon, ok, le fils de la proprio…. vient y donner un coup de main depuis peu. J’en suis raide dingue. Quoique, ce n’est pas exactement le terme. Disons que je croquerais bien ses petites fesses que je lorgne dès qu’il passe près de ma table, chargé de ses assiettes garnies de crêpes salées.

Je rougis légèrement à cette pensée.

11h55

– « Je reviens ! J’vais m’refaire une beauté. »

Cathy lève à peine le nez de son ordi et me rétorque :

– « Vas-y, vas-y, Dona Juanita ! »

– « Haaaaa, très drôle, madame ! »

Une fois aux toilettes, avec ma trousse à maquillage (l’outil de la femme en chasse), je retouche vite-fait mon ravalement de façade. J’inspecte ma tenue. Pantalon gris moulant le derrière et petit-haut-écru-très-près-du-corps-avec-gros-décolleté. Avant de sortir, je rejette une oeillade dans la glace. Je m’auto-inflige une tape sur la fesse, en me lançant un clin d’oeil.
Pfffff, n’importe quoi…
Des fois, j’me fais honte. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour avoir l’air de ressembler à quelque chose aux yeux d’un homme.

12h03

Cathy est prête à partir, la clope à la main. Elle me presse :

– « Allez, allez, on y va !!! J’ai faim, moi. J’veux ma crêpe au saumon et mon Adel. Tu m’invites, bien sûr. Fais péter les tickets resto et dépêche-toi donc. »

Sur ce, elle me balance mon sac à main.

J’vous jure. Elle me maltraite sans arrêt. Il va falloir que je pense à changer de copine un jour.

Le « Big Ben ».

Je pousse la porte en verre. Dans mes oreilles arrive le pia-pia de Cathy. Je n’écoute qu’à moitié l’histoire de son week-end monotone et celle des heures supplémentaires faites par son mari qui ont le don de la mettre en rogne.

Mon coeur se met à battre la chamade lorsque j’aperçois mon idalgo en jean’s stone et chemise noire. Il n’est pas très grand mais plutôt bien proportionné. Il est toujours coiffé impeccablement, ses cheveux chatains en arrière. Ses yeux noisettes ont l’air de me répéter : « Tu m’plais, chérie. » Sans parler de son sourire énigmatique avec lequel il aime me taquiner.
Je jubile de l’intérieur et j’ai du mal à me contenir.

Cathy ne peut retenir un :

– « Ho la, ça y est, elle est toute chose ! », suivi d’un « Bonjour » bien fort à l’attention de mon amoureux.

De mon côté, je lui fais les yeux de biche en lui montrant toutes mes dents dans un sourire que j’espère assez aguicheur.

Depuis quelques temps, il me salue amicalement et s’est même décidé à me tutoyer. Lors des deux derniers déjeuners, il nous a offert le café en fin de repas. Je pense que c’est plutôt de bon augure, qu’en pensez-vous ?!

On s’installe à la table côté vitre de sorte à avoir une vue directement sur le Boulevard St Germain et surtout… à être près du radiateur !
C’est un petit pub avec une demi-douzaine de tables. Il y fait assez sombre. Les tables rectangulaires en bois foncé, un peu fatiguées vont parfaitement avec les banquettes en velours usé de couleur bordeaux. Il y a de la moquette de la même teinte (ou du moins, l’était-elle autrefois) au sol. je ne préfère pas m’y attarder. Je finis par me dire la même chose à chaque fois: « Beurk, je n’aimerais pas m’y rouler. »

Aux murs, sont accrochés toutes sortes de cadres photo où l’ont reconnait quelques monuments Londoniens, dont le fameux Big Ben.
Derrière l’énorme comptoir en bois massif, mon futur quatre-heure s’affère à essuyer des verres à bière. Je le surveille en coin tout en faisant des sourires ravageurs à Cathy, alors que l’on parle boulot et clients chiants.

J’ai conscience de l’absurdité de la chose mais heureusement, Cathy me laisse faire sans aucune remarque. Je risquerais de m’étrangler sinon.
Parce que je ne vous ai pas dit… Je suis très maladroite. Tous les timides sont maladroits en situation embarrassante.

A la fin du déjeuner, je me lève et je me dirige vers le comptoir, règlement préparé à l’avance.

– « Alors?  C’était bon ?! Pas déçue ?! », me dit-il en me faisant le coup du regard désarmant.

– « Jamais déçue quand je viens ici… »

Ce ne sont plus des yeux de biche que j’affiche; ce sont ceux d’une bête féroce affamée. Je suis certaine d’avoir de la bave qui mousse aux coins des lèvres.
Et histoire de m’émoustiller encore un peu plus, il me sort tout naturellement:

– « Ce week-end, tu fais quelque chose ? »

Moi, sous le choc :

– « Heu… ça dépend…. »

– « On s’voit samedi soir ? On s’fait un resto ? »

Pincez-moi ! Il pourrait prévenir avant de me rentrer dedans. Je ne m’étais pas préparée psychologiquement, moi !
Ho et puis zut ! Qu’est-ce que j’raconte ?! Vas-y fonce, ma fille !

Je reprends un air tout à fait détendu, comme celui de la fille très cool à qui ça arrive toutes les 30 minutes.

– « Ok, pas d’soucis. Ça me va. Bon, bein, à samedi alors… »

Il referme le tiroir caisse et me demande d’attendre une seconde. Arrivé près de moi, il me prend par la taille et m’embrasse sans aucune permission.

Surprise, je me laisse carrément faire. Les petits papillons de retour dans mon ventre exécutent une danse endiablée.

Il me tend un bout de papier et rajoute :

– « Appelle-moi, ok ? »

– « Ok. Faut que j’y aille. À plus tard. J’t’appelle. »

Cathy pouffe toute seule dans son coin. Pas du tout discrète, elle lève ses sourcils dans un air très entendu. Quelle honte ! Je vais l’avoir sur le dos tout le reste de la journée.

Enfin de retour à la maison. Il est bien plus de 19h…

Les trajets en RER sont toujours aussi agréables. Entre les groupes de femmes qui se donnent des airs supérieurs comme si elles étaient des personnes importantes juste parce qu’elles sont actives; les petites jeunettes tombées dans des pots de peinture qui piaillent fort en gloussant comme des dindes; ou le gars qui se la joue businessman en beuglant 3 fois trop fort dans son portable pour convaincre l’assemblée qu’il a des contacts dans le show-biz…. au secours !

Moi dans tout ça, je me contente de regarder le paysage, distraite par la musique dans mes oreillettes.

Maison. Je passe la porte et envoie valser mes chaussures dans un coin de l’entrée.

Cela fait deux jours que « Georgio » (Il s’appelle Georges en vrai… Je comprends qu’il opte pour ce surnom un brin ringard.) m’a donné son numéro. Je n’ai toujours pas appelé.
Une des règles primordiales féminines : Se faire désirer. Il ne manquerait plus qu’il pense que c’est dans la poche. Et pis quoi encore ?!

Je contemple mon portable. Son numéro est déjà enregistré.

Finalement, je décide de prendre une rapide douche avant. Il peut bien patienter jusqu’à 20h. C’est bien 20h. Un grand garçon comme lui ne doit pas être couché à 20h. Ça casserait un peu le mythe s’il l’était. Je pouffe de rire à cette idée.

Une bonne douche brûlante me revigore toujours. Avec ma serviette sur la tête et mon vieux pyjama, je m’éloigne des standards du glamour mais qu’importe, l’avantage d’une conversation téléphonique c’est que l’on n’a personne en face de soi.

Je me sens un peu nerveuse. En y réfléchissant, nous n’avons jamais discuté. Bonjour. Merci. Au revoir. Des banalités. Mais c’est tout.
Je compose le numéro. Dès la première tonalité, je cligne d’un l’oeil avec un sourire crispé.
Il décroche… Il est encore au pub.
Quelle imbécile je fais ! L’idée qu’il serait encore à son poste de travail ne m’a même pas effleurée.
Il me dit qu’il ne peut pas me parler longtemps et s’excuse. Je soupire intérieurement. Je suis soulagée que la conversation soit courte.

« Donc samedi, ça te convient toujours?  », me dit-il
« Bien entendu ! On se retrouve où ? »
« Le plus simple c’est devant le pub. Qu’est-ce que t’en dis?  »
Je lui répond un « d’accord » très rapide.
Nous convenons que 19h30 nous arrangeait tous les deux.

Je raccroche avec un salut bien plat.

Mes sentiments sont assez mitigés. Je reste un moment à fixer un point invisible en me questionnant intérieurement. Et si c’était une belle connerie…? Tant pis, qui vivra verra.

Ma soirée se termine mollement au fond de mon lit, à zapper d’une chaîne à l’autre. Désespérant.
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Samedi, 17h.

J’ai passé ma journée entre le ménage, les courses et le net.
Il est temps de se faire une beauté.
Mais avant, écoutons un peu de musique pour les bonnes ondes. Je choisis une compilation de funk qui a un effet immédiat sur moi. Je pars en dansant jusqu’à la salle de bain.
Le pommeau de la douche sera ma victime. Il me servira de micro. Les voisins apprécieront !

Le combat avec mes cheveux est rude. Trop fins, ils n’acceptent aucune structure. Pourtant, cette bataille n’est rien en comparaison avec la guerre anti-poil. Dictats de la beauté je vous déteste !

Je choisis un pull angora rouge sombre et un pantacourt noir. Avec mes bottes brunes, je trouve que l’ensemble est plutôt seyant. Je m’asperge d’un voile de vanille, histoire de m’envelopper de volupté. C’est bon, je suis prête à partir.

Je sors de la bouche de métro à St Michel. Je suis très nerveuse. Je vois Georgio. Il m’attend sur le trottoir d’en face, le col de son duffle-coat remonté pour se protéger du froid.
J’ai une envie soudaine de faire demi-tour. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi ?
J’en crevais d’envie il y a quelques jours encore. Le soufflé est retombé. Je perds mes moyens.
J’ai horreur de me sentir comme ça. Je connais la suite des évènements. Je risque le blocage psychologique et la transformation en fille maussade. J’espère qu’il parviendra à me détendre. 

« Bonsoir ! »

« Salut, ça va ?! » me répond-il.

Il semble à l’aise. Tant et tellement qu’il n’hésite pas à se pencher vers moi pour m’embrasser.
Je sens la confiance reprendre le dessus. Bon point, mon Georgio !

Il m’annonce que nous allons au resto. Il a réservé. Mais avant, il doit faire une petite halte pour ramener à un pote la voiture qu’on lui a prêté.
Les mots « plan foireux » pointent soudain dans ma tête.
Il n’a pas de voiture. Je peux comprendre. Mais si c’est le genre de mec à jazzer avec celle de ses amis, ça ne va pas le faire.
Et puis… Il aurait pu la rendre avant notre rendez-vous. Pourquoi attendre que je l’accompagne…? Serait-ce pour m’exhiber comme un trophée ? Je n’aime pas cette idée !

Pendant le court trajet, la conversation se fait rare. Elle est d’une banalité à en mourir d’ennui. Il me parle du couple d’amis que l’on va voir…

Oui…. à vrai dire, je m’en fous un peu.

Il se sent obligé de m’expliquer qu’ils habitent les beaux quartiers de Paname…. Ha waaah ! J’imagine que je dois m’extasier.

Nous les retrouvons un peu plus loin. Il faisait déjà froid tout à l’heure mais en descendant de la voiture, j’ai senti un vent glacial.
Pompeuse, la nana du couple m’a totalement ignorée, daignant à peine diriger vers moi un regard hautain.
Merci mademoiselle. Je flotte dans la plénitude maintenant.

La voiture restituée, mon hidalgo que je commence à trouver moins charmant me prend par la main et d’un signe, il hèle un taxi.
Je suis abasourdie. Je retiens sa main. Je préfère prendre le métro. Il n’est pas tard. Le taxi c’est un peu excessif.

« Un taxi, c’est mieux que le métro. Et puis, comme ça je te fais visiter Paris by night. »

Heeeein?!

Je rêve ! Heureusement qu’il est là, dis donc. Pauvre banlieusarde, que je suis. Je n’ai jamais vu Paris la nuit. Il me prend donc pour une bouseuse.
Je fulmine.

Dans le taxi, je me décompose un peu plus. Lorsqu’il se met à parler, ce gars n’a qu’un seul sujet : lui !
Vaseuse, je fais mine de m’intéresser aux petites loupiotes à travers le carreau. Il en profite pour me décrire fièrement tout ce qui défile sous nos yeux. La grande roue. Oui, je vois. L’Obélisque de la Concorde. Haaaaaa, d’accord. La seine. Hooooo…
Au fil des mètres parcourus, je déchante complètement. Me prend-il pour une inculte ?

Fin de l’excursion sur les Champs-Élysée. Rien que ça.

The Best of BIGBANG 2006 – 2014

The Best of BIGBANG 2006 – 2014

Aujourd’hui, les BIGBANG (que j’adore) fêtent leurs 12 ans de carrière.

J’espère que le futur sera toujours étincelant pour eux, mais pour l’instant, c’est dans le passé que je vous emmène. 
Retournons en 2014. En fin d’année, on nous promettait un album tout beau tout neuf de ce groupe de 5 jeunes mâles ! Déception, quand tu nous tiens… Point de nouveauté, il y eut. Ce fut plutôt un énième Best Of, oui.

Ceci étant dit, cette compilation comporte tout de même une particularité. Il regroupe TOUS les titres à succès du groupe que ce soit à 5 ou en solo.

Une cinquantaine de chansons sont partagées en 3 disques et retracent toute la carrière des garçons.

Le 1er CD prend des allures de Best Of tout ce qu’il y a de plus normal.
Le 2nd CD est un mélange des hits de chaque membre en solo.
Le 3ème CD vous renvoie aux débuts de BIGBANG, le plus phénoménal des Boys Band Coréens. (Oui, mieux que BTS ! Puisque j’vous l’dis !)

 

 

CD1 
01. MY HEAVEN
02. ガラガラ GO !!
03. BABY BABY -Japanese Version
04. ALWAYS -Japanese Version
05. 声をきかせて
06. TELL ME GOODBYE
07. BEAUTIFUL HANGOVER
08. HANDS UP
09. TONIGHT
10. Ms. LIAR
11. HARU HARU -Japanese Version
12. FANTASTIC BABY
13. BLUE
14. FEELING
15. BAD BOY
16. EGO
17. MONSTER


CD2 
01. OH YEAH feat. BOM (from 2NE1) / GD & TOP
02. HIGH HIGH / GD & TOP
03. あんなヤツ / G-DRAGON
04. ピタカゲ (CROOKED) / G-DRAGON
05. WHO YOU? / G-DRAGON
06. TURN IT UP / T.O.P
07. DOOM DADA / T.O.P
08. EYES, NOSE, LIPS / SOL
09. RINGA LINGA / SOL
10. 1AM / SOL
11. WINGS / D-LITE
12. RAINY RAINY / D-LITE
13. SHUT UP / D-LITE
14. WHAT CAN I DO / V.I
15. 僕を見つめて [GOTTA TALK TO U] / V.I
16. STRONG BABY / V.I


CD3
01. WE BELONG TOGETHER
02. A FOOL OF TEARS
03. V.I.P
04. BIGBANG
05. LA-LA-LA
06. SHE CAN’T GET ENOUGH
07. DIRTY CASH
08. SHAKE IT
09. LIES
10. ALWAYS
11. LAST FAREWELL
12. CRAZY DOG
13. LADY
14. NUMBER 1
15. SUNSET GLOW
15. HALLELUJAH
17. LOLLIPOP

Si vous venez de débarquer fraîchement dans l’univers de la Kpop (ou encore si c’est une dimension totalement parallèle pour vous), je vous invite à les découvrir au travers des innombrables clips que vous trouverez plus bas.

Pour les autres, mes soeurs et frères de musique, cette compilation reste un must à ajouter à sa discothèque. Par contre, il vous faudra délester votre porte-monnaie de 50€ jusqu’à 85€ sur certains sites.
Rien que ça !
Profitez d’une période de Noël, d’anniversaire et autre fête à cadeaux, pour vous le faire offrir !

Sachez également que cette édition 2006 – 2014 était, à la base et avant tout, destinée au marché Japonais (OUI, ENCORE !!!!! Et les petites Frenchies, bor**l ?!!!!) puisqu’elle est signée sous le label nippon YGEX.
Finalement, un très bon choix puisque, 3 jours après sa sortie (26/11/14), l’opus se classait à la 1ère place de l’ORICON (chart Japonais).
Ravie de voir que les fans du pays du soleil levant soutiennent nos BB avec autant de fièvre et de gratitude !

Prêts à (ré)écouter ceux qui escortent mes oreilles depuis de longues années ?!
Allez-y sans frayeur. À part une forte addiction, vous ne craignez pas grand chose !

 


 

MUSIC VIDEOS
 


CD1



CD2



 CD3


Pour les adoratrices des 5 beaux gosses bourrés de talent, un photobook bien sympa à feuilleter accompagne les 3 CD. (Et pis, ça aide à faire passer les 50€!)
Et comme vous êtes adorables (Meuh si, meuh si), je vous poste quelques photos sans tarder.

 

Hep, hep, hep, Mademoiselle avec ton nez sur l’écran ?!
Un peu de tenue, voyons !

 


PHOTOBOOK


 

 


GD


 


TAEYANG


 


TOP


 


DAESUNG


 


SEUNGRI



 

 

TSUKI no KOIBITO

SYNOPSIS

Président d’une entreprise de design d’intérieur, baptisée Régolithe, Hazuki Rensuke a l’ambition de s’approprier le monopole du marché asiatique détenu jusqu’alors par son concurrent MastPole. Dans ce but, il décide avec les efforts cumulés de son bras droit Sai Kazami et de Ninomiya Maemi d’ouvrir une succursale à Shangai, sur l’ancien emplacement d’une usine en activité. Mais une fois sur place, il se heurte à la révolte des ouvriers chinois, indignés par leur brusque licenciement.

Parmi eux, se trouve l’ouvrière Liu Xiu Mei.

Dès qu’il la voit, Rensuke comprend aussitôt qu’il peut tirer avantage de la beauté « brute » de la jeune fille. Déterminé à voir son projet aboutir, il n’hésite pas à user de moyens crapuleux pour l’inciter à devenir la nouvelle égérie de la marque.

Bien que réticente au départ, Liu Xiu Mei ne tarde pas à accepter la proposition. Pour le plus grand mécontentement de Onuki Yuzuki, mannequin et fille du président de MastPole, très éprise de Rensuke !

Ainsi liés ensemble, ces 5 personnes vont être amenées à se retrouver à un tournant décisif de leur vie. Et cela, sous la présence scintillante de la lune pour témoin…
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EXTRAIT
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FICHE TECHNIQUE

Titre Original : 月の恋人 ~Moon Lovers~Titre romaji: Tsuki no Koibito ~Moon Lovers~Genre : Romance

Épisodes : 8

Pays : Japon

Chaine distributrice: Fuji TV

Période de diffusion: du 10 mai 2010 au ? 2010

Tranche horaire: Le lundi à 21hoo

Chanson thème: LOVE RAIN ~ Koi no Ame ~ par Kubota Toshinobu

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CASTING

Kimura Takuya dans le rôle de Hazuki RensukeShinohara Ryoko dans le rôle de Ninomiya MaemiLin Chi Ling dans le rôle de Liu Xiu Mei

Matsuda Shota dans le rôle de Sai Kazami/Cai Feng Jian

Kitagawa Keiko dans le rôle de Onuki Yuzuki

Watanabe Ikkei dans le rôle de Kijihata Togo

Hamada Gaku dans le rôle de Maehara Tsuguo

Mikami Kensei dans le rôle de Koizumi Keiichi

Nishiyama Maki dans le rôle de Eruka …

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ÉQUIPE DE PRODUCTION

Scénariste: Asano Taeko (Innocent Love, Last Friends, Nana – le film, etc.)
Réalisateurs: Hirano Shin, Nishitani Hiroshi, Ishii Yusuke
Musique: Takami Yu
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MON AVIS

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Avec son titre très à l’eau de rose, Tsuki no Koibito ou Moon Lovers (« Les Amants de la Lune ») annonce d’emblée la couleur !Sur fond de lutte financière, c’est une histoire d’amour on ne peut plus romanesque qui est ici dépeinte, très proche de celles évoquées dans les romans sentimentaux populaires du type Harlequin !Celles et ceux qui en ont déjà lu au moins un, comprendrons de quoi je parle.

Tous les ingrédients du genre sont réunis pour donner naissance à une histoire romancée et peu réaliste, où se mêlent suspense, amours contrariés et passions vibrantes d’émotions. A la différence près que le beau et ténébreux personnage principal (interprété par l’un de mes dieux vivants, j’ai nommé l’acteur Kimura Takuya) ne se verra pas attiré par une ou deux femmes, mais trois ! Toutes prêtes à le suivre au bout du monde. Le veinard !!! (Même si pour l’une d’entre elle, il est clairement pressenti qu’elle n’aura aucune chance…).
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Ces trois femmes, à savoir Liu Xiu Mei, Ninomiya Maemi et Onuki Yuzuki, représentent trois époques de la vie de Rensuke: l’université, le début dans le monde du travail, et le succès avec la renommée. Toutes trois sont susceptibles de lui offrir différentes choses et différents chemins.

Alors, laquelle va-t-il choisir ?

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Liu Xiu Mei, interprétée par la belle actrice et mannequin taïwanaise Lin Chi Ling, est la pauvre ouvrière quasi miséreuse et tellement naïve. C’est elle qui verra le plus sa vie bouleversée par les décisions et actions de Rensuke. Même si elle est présentée au tout début du drama comme une jeune femme forte au caractère bien trempé, qui décide de séduire Rensuke pour se venger de ses promesses non tenues; elle apparaît par la suite d’avantage comme une douce brebis blanche, innocente, gentille et généreuse, attendant avec docilité une preuve d’amour de celui-ci et essayant sans cesse d’adoucir son cœur froid.
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Au delà du caractère de son personnage, je dois avouer que même si j’ai été sensible à son histoire d’amour avec Rensuke, il y a cependant quelque chose qui m’a fortement dérangé. Est-ce la différence de taille avec Kimura, la demoiselle le dépassant d’une bonne tête (Ben quoi, faites pas ces yeux-là, c’est un détail qui a son importance, hein !)?

Est-ce sa façon de parler japonais en prononçant bien chaque syllabe ?

Est-ce le peu d’alchimie flagrant qui suinte à l’écran entre ces deux acteurs ?

Je ne sais pas. Toujours est-il que je n’ai pas entièrement adhéré à son personnage. Même si par moments je la trouvais émouvante.

Ninomiya Maemi, jouée elle par Shinohara Ryoko (Anego, Unfair, etc.), est l’amie, la confidente, et la collaboratrice la plus fidèle de Rensuke. Le côtoyant depuis près de 15 ans, elle connait tout ses travers. Et même si elle n’est pas toujours d’accord avec les méthodes de l’homme d’affaire, elle respecte énormément son sens artistique.Comme toujours, Shinohara Ryoko sait interpréter avec classe et brio les personnages forts et sensibles à la fois. Là aussi, c’est le cas pour Maemi : désigner d’intérieur de génie, elle a monté sa propre petite entreprise. Secondée par deux collaborateurs, elle mène tant bien que mal sa barque. Son caractère joyeux et à l’écoute des autres, ainsi que son attitude cool à toute épreuve, font qu’elle est très appréciée. Elle cache néanmoins au fond d’elle une certaine timidité et un manque d’assurance en amour. Ainsi, en 15 ans, elle n’a jamais réussi à avouer à Rensuke ses véritables sentiments pour lui.

Onuki Yuzuki, incarnée par Kitagawa Keiko (Mop Girl, Buzzer Beat, etc.) peut être apparentée à la petite peste gâtée et obstinée qui n’en fait égoïstement qu’à sa tête. Une fois qu’elle désire quelque chose, elle fera tout pour l’avoir. Et Rensuke est une pièce de choix !

Plus jeune que les deux autres, elle est dans ce sens la plus immature. On pourrait craindre que son personnage soit insupportable, mais étonnement elle devient de plus en plus attachante au fil des épisodes.

Toujours présente aux cotés de Rensuke malgré les nombreux rejets de celui-ci, elle ne baisse jamais les bras. Et c’est justement cet entêtement qui sera une aide précieuse par la suite pour notre homme.


En ce qui concerne l’intrigue en elle-même, je ne l’ai pas trouvée exceptionnelle. Il y a en effet pas mal de flou, de pistes abordées semble-t-il pour étoffer l’histoire, puis laissées à l’abandon sans plus de développements, et pour finir des incohérences.

Bien souvent, il s’avère que les personnages changent radicalement de ligne de conduite sans plus d’explications. Alors qu’ils semblaient acharnés à suivre un certain but  et y mettent la forme… REVIREMENT DE SITUATION !

Ils agissent différemment ou laissent tomber ce pour quoi ils se sont battus. Où est la logique là dedans ? Je ne peux pas donner d’exemples précis sans révéler des passages clés de l’histoire, donc je m’abstiens et reste tout aussi vague. Mais je peux vous dire qu’à ces moments-là mon esprit rationnel ne pouvait s’empêcher de tiquer !

Au final, ce que l’on retient de plus de Tsuki no Koibito, ce sont sa romance et son personnage principal masculin, Hazuki Rensuke, ou l’homme et sa passion des chaises !!!Car, Rensuke bien qu’il soit un froid et impitoyable homme d’affaire, prêt à tout les sacrifices pour améliorer le rendement de son entreprise, même si cela implique de « vendre » sa belle égérie à son insu à un riche actionnaire dégoûtant (!), en réalité il n’est pas, excusez moi du terme, si salaud que ça.Hé oui, car comme dans tout bon drama japonais, le méchant de l’histoire a toujours une bonne excuse qui l’a poussé à devenir méchant. Et là encore c’est le cas. Malgré son comportement initial, Rensuke se rend compte petit à petit qu’il est dans l’erreur et qu’il finit par se perdre lui-même. En vrai, c’est un homme correct qui s’est laissé dévorer par son avidité et son ambition, mais lui, tout ce qu’il veut réellement c’est rendre le plus de gens heureux en équipant leurs maisons de bons meubles !
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Sentez-vous l’ironie dans mes mots ? Parce que je vous assure qu’il y en a !

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Pour parler un peu de la prestation de l’acteur, Kimura Takuya (Gift, Love generation, HeroPride, Engine, Change, Mr. Brain, etc.) est beau à se damner, comme d’habitude. Tout est fait pour le mettre en valeur. Par contre, ce que je reprocherais c’est sa façon de jouer toujours identique à chaque épisode. J’ai honte de le dire mais à la fin ça devenait un peu monotone. J’adooooore Kimura, je le vénère cet acteur, mais de le voir tout le long du drama tirer une tronche de trois pieds de long sans presque jamais se dérider, à la fin, moi je n’en pouvais plus !

Je sais pourtant que c’est le rôle de son personnage qui voulait ça, mais que voulez-vous, je ne trouve aucun attrait aux personnages mono-expressifs. C’est comme ça.

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Un petit mot tout de même sur le personnage de Sai Kazami. Il n’y a malheureusement pas grand chose à dire : Sai Kazami, joué par Matsuda Shota (Hana Yori DangoJoteiLove ShuffleLiar GameMeitantei no Okite), est le bras droit de Rensuke. Bien qu’il porte un nom japonais, il cache des origines chinoises. Son vrai nom est Cai Feng Jian et il va être un allié très utile à Rensuke lors de la tentative d’implantation de Regolithe en chine. Cependant, son attitude des plus mystérieuses laisse tout de même entrevoir une certaine noirceur. Et lorsque vient le moment de sa trahison… ben, rien de bien surprenant.

Ce que je regrette néanmoins c’est le peu d’exploitation qui est fait de ce personnage. En effet, Kazami est métissé japonais/chinois, ce qui lui a souvent valu des brimades de la part des autres japonais. Il en a gardé une certaine rancune et a du travaillé deux fois plus que les autres pour gagner de la reconnaissance. C’est aussi pour ça qu’il respecte énormément Rensuke, qui a été le seul à lui donner sa chance et à lui accorder sa pleine confiance.
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Bien sur, tout cela est à peine suggéré dans le drama et dit à demi mot. Mais, c’est une vérité qu’il faut pointer du doigt : oui, le racisme est bien présent au Japon !

J’ai donc pensé que ce drama était des plus prometteur. En alliant une possible histoire d’amour entre des personnages de cultures et d’origines différentes, voilà qui était novateur et ouvrirait les consciences. Mais non, peine perdue, la fin des plus décevantes, n’a fait que confirmer ce que je pensais déjà.

Peut-être en ai-je déjà trop dit, mais il fallait tout de même que j’aborde ce thème.

En conclusion, malgré son casting alléchant et les plans soignés qu’offre la réalisation, Tsuki no Koibito s’avère être une production relativement médiocre. Il m’a fallu m’y prendre à deux fois pour parvenir à le finir, ce qui prouve bien mon peu d’enthousiasme. Et je n’ai pas été la seule, car lors de sa diffusion au Japon, les producteurs ont du réduire le nombre d’épisodes de 11 à 8 devant sa faible part d’audience. Mais cela est peut-être dû à d’autres raison…

Il n’est cependant pas entièrement dépourvu de charme. Si vous avez l’âme romantique et fleur bleue, vous trouverez surement de l’attrait pour la lune et ses amants.

HACHI – ONE Diver

HACHI – ONE Diver

SYNOPSIS

Sugata Kentaro, âgé de vingt ans, est un jeune prodige de shogi. Repéré très tôt pour son talent inné, il intègre dès le plus jeune âge la prestigieuse école de shogi de Tokyo, afin de se perfectionner d’avantage et ainsi caresser l’espoir de devenir joueur professionnel.Malheureusement, malgré tous ses efforts, Sugata finit par stagner et ne parvient pas à dépasser le niveau de 3ème Dan. C’est ainsi, qu’un jour il expérimente la douloureuse sensation de la défaite, jusqu’alors inconnue pour lui.

Désemparé, il doit quitter l’école et abandonner son rêve.Mais le shogi est toute sa vie. Ne sachant que faire d’autre, il devient alors un « shinkenshi », c’est-à-dire un joueur de shogi qui ne joue que pour de l’argent.Errant sans âme de club de shogi en club de shogi, il gagne sa vie en battant tous les amateurs qui acceptent de jouer contre lui, et compte déjà à son actif 182 victoires d’affilées.

C’est à ce moment qu’on lui conseille d’affronter un adversaire de taille: le champion de Akihabara, connu sous le nom de Ukeshi. Cette rencontre sera un véritable électrochoc pour Sugata !

Car non seulement cet Ukeshi va le renvoyer dans l’enfer de l’échec mais il s’avère que cet adversaire est une jeune femme, Nakashizu Soyo… cosplayée en soubrette ! Oui car Ukeshi combine sa passion du shogi avec un étonnant travail : aide ménagère à temps partiel répondant alors au doux nom de Miruku.


FICHE TECHNIQUE

  • Titre Original : ハチワンダイバー
  • Titre romaji: Hachi-One Diver
  • Autre titre : 81diver
  • Genre : Suspense, sports, comédie
  • Épisodes : 11
  • Pays : Japon
  • Chaine télé productrice: Fuji TV
  • Période de diffusion: du 03 mai au 19 juillet 2008
  • Tranche horaire: le samedi à 23h10
  • Opening: Make my Day par Aragaki Yui

CASTING

  • Mizobata Junpei dans le rôle de Sugata Kentaro
  • Naka Riisa dans le rôle de Nakashizu Soyo / Ukeshi
  • Kohinata Fumiyo dans le rôle de Suzuki Hobbito
  • Yasuda Misako dans le rôle de Muguruma Rika
  • Date Mikio dans le rôle de Kakuta Goro
  • Tomizawa Takeshi dans le rôle de Hidaka Yasuo
  • Kinoshita Yukina dans le rôle de Tsukishima Misaki
  • Watanabe Tetsu dans le rôle de Tsukishima Fumio

ÉQUIPE DE PRODUCTION

  • Œuvre originale: Hachi-One Diver du mangaka Shibata Yokusaru
  • Scénariste: Furuya Osho
  • Producteur: Azuma Yasuyuki
  • Réalisateurs: Mizuta Narihide, Matsuyama Hiroaki
  • Narrateur: Ikeda Shuichi

MON AVIS

Dans tout drama il y a du bon et du mauvais, et malheureusement dans certains c’est surtout de mauvais qu’il s’agit. Hachi-One Diver se situe justement dans cette deuxième catégorie.Le thème de base sur lequel repose l’histoire, à savoir le shogi, est à l’origine une idée intéressante. Là n’est pas la question. C’est d’ailleurs la raison principale (mise à part la présence de  l’acteur Mizobata Junpei)  qui a fait  que je me suis penchée sur ce drama. J’étais en effet curieuse d’en apprendre un peu plus sur ce jeu alliant réflexion et stratégie.Le shogi (将棋, littéralement « jeu d’échecs des généraux »), est un jeu traditionnel japonais.

Proche de notre jeu d’échec occidental, le shogi oppose deux joueurs et se déroule sur un shogiban, soit un damier de couleur uniforme de 9 cases sur 9, au lieu des 8 sur 8 occidental. Le but du jeu reste cependant le même: celui de prendre le roi de l’adversaire.La différence majeure réside en fait dans « la règle du parachutage », car les pièces prises à l’adversaire ne sont pas éliminées mais mises en réserve et ainsi réutilisables à tout moment à son profit: soit pour menacer l’adversaire, soit pour renforcer sa défense.Cette règle particulière du parachutage explique pourquoi les pièces de shogi n’ont pas de couleur (puisque potentiellement utilisables par les deux joueurs), mais seulement une pointe qui désigne l’adversaire.

Avouez qu’il y a donc matière à faire un scénario dynamique et palpitant de tension et de suspense. Même si je suis bien consciente que le fonctionnement du shogi est bien trop complexe pour être réellement expliquer dans un drama, sans pour autant perdre le téléspectateur sous un tas de règles nébuleuses, j’espérais au moins voir une certaine approche du jeu. Or, rien. On assiste bien à une série de parties où quelques noms de stratégies sont dévoilés, mais sans autre forme d’explication.

Car ici le shogi n’est en réalité qu’un moyen pour faire une comparaison imagée entre le jeu et la vie, dans le sens où dans les deux cas le joueur se retrouve à choisir entre une série de combinaisons et de chemins pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Il doit apprendre à observer et à analyser toutes les éventualités possibles avant d’agir. C’est ce qui arrive à Sugata Kentaro, qui au travers de défis difficiles commencera petit à petit à se construire et à devenir plus fort et déterminé, aussi bien dans le jeu que dans sa vie. Une bien jolie morale, vous en conviendrez.

Oui mais voilà, le réel problème de Hachi-One Diver (excusez-moi si je semble un peu abrupte, mais il faut bien le dire) c’est son ridicule !

S’inspirant de l’œuvre éponyme du mangaka Shibata Yokusaru, qui a du remporter un certain succès puisqu’il a également servi de modèle pour un jeu vidéo sur DS, le drama tente clairement de jouer sur le même registre.

Pour cela, il adopte donc un ton totalement « manguesque ». Le problème c’est qu’on ne peut pas toujours tout rendre dans un drama comme sur le papier. Je veux bien des personnages loufoques et décalés qui apportent une grande touche d’humour, mais encore faut-il que se soit fait de façon intelligente et surtout drôle.

Alors que d’autres dramas tels que Hanazakari Kimitachi e, par exemple, on très bien réussi ce pari, Hachi-One Diver, lui, échoue lamentablement. Tout est « too much » dedans: le sur jeu plus qu’appuyé des acteurs ainsi que leurs grimaces sans finesse, finissent par devenir lassant à la longue.

Les effets spéciaux présents durant les matchs, au lieu de les aider, leur portent préjudice. Genre: explosions grandioses  et tremblements sismiques quand un joueur pose un pion gagnant. Au final, on a un rendu grotesque digne d’un anime de bas étage qui tue complètement l’intrigue. Il aurait mieux valu ne rien mettre, ça aurait été tout aussi bien.

J’ai aussi trouvé le passage de la concentration en apnée de Sugata assez risible. En effet, au fil de son évolution, Sugata Kentaro développe une technique bien à lui : lorsqu’il atteint un certain degré de concentration, il peut alors « plonger » dans les 81 cases du shogiban et trouver en analysant tous les mouvements, celui qui le fera gagner.

D’OÙ LE NOM DU DRAMA : HACHI-ONE DIVER (HACHI=80, HACHI-ONE=81, ET DIVER=PLONGEUR)

Parlons des personnages maintenant. Surprenants, il est vrai, mais peut-être un peu trop fantasques là encore pour que ce soit réel.

Entre Nakashizu Soyo et sa double personnalité, tantôt sérieuse et inébranlable en joueuse de shogi, tantôt soumise et kawai en soubrette de maison; le clodo, obsédé par la poitrine de Soyo, qui vit dans la clandestinité pour échapper à une organisation secrète; le schizophrène mangaka qui a tout un monde imaginaire, l’espèce de sosie de Gackt qui fabrique des poupées; ou le chef gothique en fauteuil roulant des Kishoukai et sa longue perruque verte. Vraiment trop c’est trop.

Néanmoins, grâce à une certaine action, étrangement le drama en lui-même n’est pas trop ennuyeux et peut se regarder jusqu’au bout. Enfin… si vous avez assez de courage ! Sans parler du fait qu’on y retrouve quelques acteurs relativement connus comme :

  • Kohinata Fumiyo (l’enseignant de Sugata et joueur professionnel),
  • Kyo Nobuo (le joueur Mamushi dont la spécialité est d’étouffer son adversaire tel un serpent),
  • Osugi Ren (le joueur Jinno Shintaro devenu célèbre le jour où il a réussi à battre un professionnel),
  • Oomasa Aya (la soeur de Sugata),
  • Oshinari Shugo (un joueur du Kishoukai passionné en arrangement floral).
Après, au niveau du scénario rien de mirobolant et l’opposition entre les joueurs professionnels (sortes d’élus) et les amateurs (éternels perdants) ne m’a guère convaincue. A croire qu’il s’agit de deux mondes bien distincts et qu’il existe une barrière quasi infranchissable entre eux.Bon, j’arrête d’enterrer ce drama. Finissons cet article sur une note un chouilla plus positive, allez ! La chanson du générique de fin est plutôt sympathique, et les petites vidéos qui mettent en scène Nakashizu Soyo et Sugata Kentaro plutôt mignonnes. Attention tout d’même à la noyade !


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